Calendrier des expositions 2017



 

Calendrier des expositions 2017

Au musée du Louvre
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VERMEER ET LES MAÎTRES DE LA PEINTURE DE GENRE
22 février – 22 mai  2017

Hall Napoléon
Vermeer, c’est le « Sphinx de Delft ». Cette expression fameuse, due au Français Théophile Thoré-Bürger lorsqu’il révéla le peintre au monde à la fin du XIXe siècle, a largement figé la personnalité artistique de Vermeer dans une pose énigmatique. Le mythe du génie solitaire a fait le reste. Johannes Vermeer (1632-1675) n’est cependant pas parvenu à son degré de maîtrise et de créativité en restant coupé de l’art de son temps.
Cette exposition cherche à démontrer, au moyen de rapprochements avec les œuvres d’autres artistes du Siècle d’or à l’image de Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou encore Frans van Mieris, l’insertion de Vermeer dans un réseau de peintres, spécialisés dans la représentation de scènes de la vie quotidienne, qui s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient les uns avec les autres. Bien que ces artistes aient peint dans différentes villes de la République des Provinces-Unies des Pays-Bas, leurs œuvres présentent de fortes similitudes sur le plan du style, des sujets, de la composition et de la technique. Cette rivalité artistique dynamique a contribué à la qualité exceptionnelle de leurs œuvres respectives. On pourrait penser, dans cette perspective, que Vermeer tend à n’être plus qu’un peintre parmi d’autres. En réalité, mis au contact de celui des autres, son tempérament d’artiste tend au contraire à se préciser, à s’individualiser. Plus qu’un lanceur de styles, Vermeer apparaît comme un peintre de la métamorphose.
Cette exposition, organisée en partenariat avec la National Gallery of Ireland (Dublin) et la National Gallery of Art (Washington), présentera  les grands chefs-d’œuvre de l’artiste et de ses contemporains.

VALENTIN DE BOULOGNE. REINVENTER CARAVAGE
22 février – 22 mai 2017

Hall Napoléon
Considéré comme le plus brillant des peintres à la suite de Caravage et comme l’un des plus grands artistes français à l’égal de Poussin, Valentin de Boulogne (1591-1632) passa l’essentiel de sa carrière à Rome, où il reçut de prestigieuses commandes des papes ; son œuvre fut aussi collectionnée par les puissants, au premier rang desquels figurent Mazarin et Louis XIV et servit de modèle tout au long du XIXe siècle à des maîtres aussi différents que David ou Courbet.
Aussi libre que Caravage, mort lui aussi dans la fleur de l’âge, il reprend à son devancier un réalisme dramatique, le clair-obscur et des thèmes (tavernes, concerts, martyrs et saints…), mais il les transfigure par un sens inédit à la fois du grandiose et de la mélancolie ainsi qu’une sensibilité à la couleur d’inspiration néo-vénitienne.
Le Louvre, qui possède la plus riche collection au monde d’œuvres de l’artiste, s’est associé au la Metropolitan Museum de New York pour la première monographie dédiée à la figure la plus importante du mouvement caravagesque en Europe.

DESSINER LE QUOTIDIEN. LA HOLLANDE AU SIÈCLE D’OR
15 mars – 12 juin 2017

Rotonde Sully Sud 
La première grande rétrospective consacrée à Vermeer sur le sol français sera accompagnée d’une grande exposition de dessins ayant pour ambition de retracer le développement de la scène de genre aux Pays-Bas au XVIIe siècle et, plus largement, le foisonnement de motifs tirés du quotidien dans la production graphique des artistes hollandais du Siècle d’or, qu’ils soient peintres d’histoires, paysagistes ou peintres de genre. Ces représentations nous en apprennent autant sur la vie quotidienne en Hollande au XVIIe siècle que sur le renouvellement du regard que lui portaient les artistes et les amateurs d’art.
Organisée en partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, cette manifestation présentera une centaine de feuilles des collections publiques françaises (principalement du Louvre, de l’ENSBA et du Petit Palais) – de Goltzius, Bloemaert, Rembrandt, Van Ostade, Dusart, ter Borsh, Berchem, Bega… – dans une entreprise collective d’étude et de publication de fonds peu montrés et souvent méconnus.
Le parcours se déroulera selon une présentation thématique : En ville (Divertissements urbains et scènes de rues ; Intérieurs domestiques ; sociabilité, travail et intimité),  Le monde militaire, Le monde rural (Le monde rural au travail ; Plaisirs et divertissements paysans ; Vie domestiques et intérieurs paysans), Rêve d’ailleurs : pastorales et bambochades.

CHEFS-D’OEUVRE DE LA COLLECTION LEIDEN
LE SIÈCLE DE REMBRANDT
22 février – 22 mai 2017

Salles Sully, aile Sully, 2e étage
À l’occasion du don au Louvre d’une peinture de Ferdinand Bol, Eliezer et Rébecca, par Thomas S. Kaplan, le musée présente une sélection de la Leiden Collection dans les salles d’actualité du département des Peintures, aile Sully. Collectionneur américain, Thomas S. Kaplan a réuni, sous le nom de Leiden Collection, l’un des ensembles les plus complets de tableaux du Siècle d’or hollandais en mains privées ; nombre de ces œuvres sont régulièrement en dépôt dans des musées anglo-saxons.
Comme son nom l’indique, la collection a pour point fort les « peintres fins » de Leyde, comme Gérard Dou et Frans van Mieris. Elle compte aussi plusieurs tableaux de Rembrandt (à l’heure actuelle, la plus importante collection d’œuvres de l’artiste en mains privées) et de nombreux « rembranesques ». L’ensemble est ainsi composé de tableaux de très grande qualité par les plus grands peintres (Jan Steen, Rembrandt et Jan Lievens, leur maître Lastman, Frans van Mieris, Gérard Dou, Gérard ter Borch…) et illustre les spécialités de l’art hollandais.
L’accrochage thématique permet de montrer qu’un seul et même artiste pratique différents genres. Cette présentation entend également rappeler que la peinture hollandaise, souvent vue comme égrillarde ou truculente, savoureuse et « bourgeoise » tout à la fois, s’appuie sur un répertoire mêlé et qu’elle pratique tous les modes, du satirique au solennel.

THEATRE DU POUVOIR
27 septembre 2017—2 juillet 2018

Petite Galerie du Louvre 
En 2017-2018, l’exposition de la Petite Galerie s’attache à montrer le lien qui unit l’art et le pouvoir politique. Grâce à des œuvres du Louvre et de grandes institutions culturelles françaises, elle s’intéresse aux codes de représentation du pouvoir politique depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ainsi, la Petite Galerie présente-t-elle des œuvres variées : figures du prince « guerrier », « bâtisseur » ou  « héroïsé », références aux modèles antiques ou encore objets du pouvoir.
Le parcours s’intéresse à l’utilisation des images pour légitimer le pouvoir, notamment à travers la figure d’Henri IV qui fait l’objet d’une étude particulière. Parmi les œuvres sont présentés quelques célèbres portraits de monarques et d’empereurs comme celui de Louis XVI et celui de Napoléon.
Des objets emblématiques de la monarchie, tels que les regalia, objets du sacre des rois de France, sont particulièrement mis en avant.
En fin d’exposition, les figures de liberté nées en 1789 et des images visant à déconstruire les codes du pouvoir ouvrent le champ de réflexion.

FRANCOIS Ier ET L’ART DES PAYS-BAS
18 octobre 2017 – 15 janvier 2018

Hall Napoléon
Si le goût de François Ier pour l’art italien est bien connu et son mécénat essentiellement identifié à la création du foyer italianisant de Fontainebleau, son règne ne s’inscrit pas moins dans une tradition très vivace d’implantation en France d’artistes issus des Pays-Bas.
François Ier s’est donc aussi entouré de peintres néerlandais, souvent spécialisés dans le portrait (Jean Clouet, Corneille de La Haye, Joos van Cleve). Il a abondamment acheté tapisseries, pièces d’orfèvrerie et tableaux flamands et tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, s’est épanouie une vague de présences et d’influences septentrionales – anversoises, bruxelloises, leydoises, haarlémoises – que les recherches récentes ont peu à peu révélées en ressuscitant des artistes injustement tombés dans l’oubli. Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons, tels sont les quelques noms à présent retrouvés de ces artistes, dont beaucoup sont encore anonymes et non moins talentueux, qui se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la sculpture. C’est là tout un pan de la Renaissance française qui ressurgit et dont cette exposition se propose de montrer les facettes variées, les extravagances et la monumentalité.

DESSINER EN PLEIN AIR
octobre 2017 – janvier 2018

Rotonde Sully 
La pratique du dessin en plein air, sur le motif, s’est développée au XVIIe siècle pour devenir courante au XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, cette pratique jugée indispensable à la formation des jeunes artistes ne cesse d’évoluer et prend une place de premier plan dans l’histoire du dessin : mais sa réalité exacte et ses enjeux doivent être précisés. Les expressions « sur nature », « d’après nature », « sur le vif », « sur le motif » … prennent une signification très fluctuante, incertaine, désignant aussi  bien le dessin d’observation ou d’étude scientifique que le dessin de mémoire, le dessin d’illustration de voyages pittoresque – parfois recomposé en atelier – ou le rendu à peine esquissé d’une impression fugitive. Il ne s’agit parfois que d’une appellation approximative, destinée à rencontrer le goût d’un public en quête d’« authenticité ». Il faut ainsi clairement distinguer l’histoire du dessin de plein air de celle du réalisme ou du naturalisme, auquel il ne participe pas nécessairement.
Une section particulière sera consacrée à la question de l’aquarelle de plein-air – l’aquarelle « de marche » selon les termes de Nicolas-Toussaint Charlet – et à celle, complexe et mal documentée, du pastel de plein air, à partir des expériences d’Eugène Delacroix et d’Eugène Boudin, les études de ciels notamment. Une place sera faite aux procédés ou aux inventions techniques qui accompagnent le développement du dessin de plein air (chambre claire, Varleyscope, etc), ainsi qu’au « matériel de campagne », destinés à faciliter la prise directe du motif sur nature.

Au Louvre-Lens
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LE MYSTERE LE NAIN
22 mars – 26 juin 2017

Galerie d’exposition temporaire
L’art des frères Le Nain constitue l’un des plus grands mystères de la peinture française du XVIIe siècle. Antoine, Louis et Mathieu étaient originaires de Laon, en Picardie. Au cours des années 1640, ils ont peint à Paris un ensemble de chefs-d’œuvre d’une grande originalité. Leurs plus célèbres compositions représentent des paysans avec une noblesse et une dignité sans précédent.
L’exposition a pour ambition de mettre en lumière tous les aspects de leur art, des petits cuivres aux fameuses scènes paysannes, sans oublier les tableaux religieux et mythologiques. Leur production est située dans le contexte de leurs suiveurs, dont les œuvres furent très longtemps confondues avec celles des Le Nain. Ces artistes témoignent du succès que les trois frères ont rencontré de leur vivant, avant d’être peu à peu oubliés, jusqu’à leur redécouverte par l’écrivain et critique d’art Champfleury au milieu du XIXe siècle.

MIROIRS
7 décembre 2016 – 18 septembre 2017

Pavillon de verre
Entre mystère, vérité et illusion, le miroir est un objet complexe. Outil emblématique de la peinture imitant le réel, il est aussi l’indispensable accessoire du peintre réalisant son autoportrait ou de l’artiste en recherche de points de vue variés sur son sujet. Parfait imitateur, trompeur, révélateur, objet de réflexion, de mise en abyme, voire de divination, le reflet d’un miroir n’est jamais univoque. À partir d’œuvres du XVIe siècle à nos jours, les visiteurs sont invités à aiguiser leur regard, à s’interroger sur ce qu’ils voient ou croient voir.

Au musée Eugène-Delacroix
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MAURICE DENIS ET EUGÈNE DELACROIX : DE L’ATELIER AU MUSÉE
3 mai – 28 août 2017

L’admiration de Maurice Denis pour Eugène Delacroix est bien connue et a été souvent évoquée ; le peintre célébrait son aîné tant pour sa peinture que son écriture. Il estimait également la posture de Delacroix comme artiste, dédié à l’idéal qu’il portait en lui. Au début des années 1920, il se rendit en Afrique du Nord, sur les traces de Delacroix.
Denis a joué un rôle primordial dans le sauvetage du dernier atelier de Delacroix et dans la création du musée Delacroix. Il fut en effet le président de la première Société des Amis d’Eugène Delacroix et réussit à réunir autour de lui les plus grands peintres des années 1920, Henri Matisse, Edouard Vuillard, Paul Signac notamment. Le sens de son engagement pour l’œuvre de Delacroix n’a jamais été étudié, autrement que de manière contingente.
Ce projet, fondé sur les liens entre le musée Delacroix et les archives Denis, permettra de mettre en valeur la création des deux peintres, de souligner la force de rayonnement de l’œuvre de Delacroix au début du XXe siècle auprès d’artistes nés après son décès. Il offrira aussi, après la rénovation de l’appartement et l a conception nouvelle de la médiation, une nouvelle vision du musée Delacroix et de ses premières années.
Reposant sur un travail d’analyse et d’études des archives du musée Delacroix, l’exposition présentera des œuvres insignes de Denis au regard de celles de Delacroix.