Calendrier des expositions 2017



 

Calendrier des expositions 2017

Au musée du Louvre
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THEATRE DU POUVOIR
27 septembre 2017—2 juillet 2018

Petite Galerie du Louvre 
En 2017-2018, l’exposition de la Petite Galerie montre le lien qui unit l’art et le pouvoir politique. Gouverner, c’est se mettre en scène pour assoir son autorité, sa légitimité et son prestige. L’art, au service des commanditaires mécènes, devient alors instrument de propagande ; il peut également se faire contestataire et bousculer l’ordre établi. De l’Antiquité à nos jours, une quarantaine d’oeuvres des collections du musée du Louvre, du Musée national du Château de Pau, du Château de Versailles et du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris illustrent l’évolution des codes de représentation du pouvoir politique.

La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des oeuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte. Des cartels pédagogiques et des feuilletoirs numériques incitent le visiteur à observer certains détails et apportent de précieux éléments de contexte. Cinq parcours dans les collections permanentes du Louvre complètent la visite.

FRANCOIS Ier ET L’ART DES PAYS-BAS
18 octobre 2017 – 15 janvier 2018

Hall Napoléon
Si le goût de François Ier pour l’art italien est bien connu et son mécénat essentiellement identifié à la création du foyer italianisant de Fontainebleau, son règne ne s’inscrit pas moins dans une tradition très vivace d’implantation en France d’artistes originaires des Pays-Bas.
Les plus connus d’entre ces artistes du Nord actifs en France sous son règne, Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon se spécialisèrent dans le portrait. L’exposition rassemble exceptionnellement l’oeuvre peinte de Jean Clouet (seule une vingtaine de panneaux sont attestés de la main de l’artiste), ainsi que quelques rares de ses dessins préparatoires, pris sur le vif. Tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse une vague d’influences septentrionales (d’Anvers, Bruxelles, Leyden ou Haarlem). Les recherches récentes ont peu à peu révélées des artistes injustement tombés dans l’oubli : entre autres Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Batholomeus Pons se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture. Le roi acheta par ailleurs abondamment des tapisseries, des pièces d’orfèvrerie et des tableaux flamands. L’exposition fait ainsi ressurgir tout un pan méconnu de la Renaissance française et se propose d’en explorer la variété, les extravagances et la monumentalité.

DESSINER EN PLEIN AIR. VARIATIONS DU DESSIN SUR NATURE DANS LA PREMIERE MOITIE DU XIXe SIECLE
18 octobre 2017 – 29 janvier 2018
Rotonde Sully 
La pratique du dessin en plein air, sur le motif, est bien attestée en France (comme en Europe) au XVIIe siècle et devient courante au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, jugée indispensable à la formation des jeunes artistes, elle ne cesse d’évoluer et prend une place capitale dans l’histoire du dessin. Les expressions « sur nature », « d’après nature », « sur le vif », « sur le motif »… ont cependant une signification très fluctuante, incertaine, désignant aussi bien le dessin d’observation ou d’étude scientifique que le croquis d’étude, l’exercice d’élève, le relevé d’architecte, le dessin militaire, le dessin de mémoire, les notes de voyage ou le rendu à peine esquissé d’une impression fugitive. Le dessin sur nature se définit progresivement comme une oeuvre en soi, une oeuvre achevée ayant sa propre justification, sa propre finalité. Réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, l’exposition réunit plus d’une centaine de dessins et eaux-fortes et permettra de voir une trentaine de carnets de croquis, instruments par excellence du dessin de plein air.

ANNEE FRANCE-COLOMBIE 2017 : DEUX CHEFS-D’OEUVRE DE L’ART BAROQUE DE BOGOTA AU LOUVRE
20 septembre 2017 – 15 janvier 2018

Aile Denon, 1er étage, salle Murillo
Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, le musée du Louvre met à l’honneur le patrimoine colombien en présentant, dans la grande salle des peintures espagnoles, deux oeuvres majeures de l’art néo-grenadin (c’est-à-dire de la Vice-Royauté de Nouvelle Grenade, au XVIIIe siècle) : l’ostensoir de l’église de San Ignacio de Bogotá, surnommé « La Lechuga », joyau d’orfèvrerie d’un raffinement extrême et la statue de Sainte Barbe, sculpture en bois de plus de deux mètres de haut, profondément influencée par l’école de Séville et référence de tous les artistes colombiens jusqu’à nos jours.

Au musée Eugène-Delacroix
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MAURICE DENIS ET EUGÈNE DELACROIX : DE L’ATELIER AU MUSÉE
3 mai – 28 août 2017

A l’occasion d’une grande exposition, le musée national Eugène-Delacroix célèbre, grâce à des prêts exceptionnels, la génération des peintres admirateurs d’Eugène Delacroix (1798-1863) qui, comme le peintre Maurice Denis ont oeuvré à la transformation de l’atelier et dernière demeure d’Eugène Delacroix en musée, aujourd’hui ouvert à un large public. C’est, ainsi, l’histoire de cet « atelier devenu musée », que l’exposition retrace. Maurice Denis, président de la Société des Amis d’Eugène Delacroix, joua un rôle primordial dans le sauvetage du dernier atelier de Delacroix, place de Fürstenberg, et dans sa transformation en musée. Maurice Denis ne mit pas seulement sa réputation de grand artiste au service du projet de création d’un musée Delacroix, il s’y dédia, en assumant pleinement des missions de directeur de la toute jeune institution. Bénéficiant de prêts exceptionnels venant des musées français, étranges comme de collections privées, cette exposition sera ainsi la première à analyser et valoriser la force et l’ampleur de l’admiration que l’oeuvre d’Eugène Delacroix suscita chez ces artistes, nés après sa disparition. Elle permettra au public de redécouvrir un musée récemment rénové et agrandi.

Au Louvre-Lens
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MUSIQUES ! ECHOS DE L’ANTIQUITE
13 septembre 2017 – 15 janvier 2018

Galerie d’exposition temporaire
Que tintente les crotales et sonnent les trompettes ! Le musée du Louvre-Lens présente la toute première exposition consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques, de l’Orient à Rome, en passant par l’Egypte et la Grèce.

Omniprésente dans les sociétés anciennes, la musique occupait des fonctions multiples. Interprétée par des musiciens professionnels, amateurs, elle accompagnait les hommes dans les différentes étapes de leur vie, de la naissance à la mort. Jouée aussi bien sur les champs de bataille qu’à la table des puissants, elle était, par ailleurs, intégrée aux rites religieux et servait d’intermédiaire entre hommes et divinités. Connue de tous et pratiquée par beaucoup, la musique constitue donc pour le visiteur une clé à la fois originale et universelle pour accéder à des civilisations disparues et découvrir leur organisation sociale, politique et religieuse. Des sceaux-cylindres mésopotamiens aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus égyptiens et les vases grecs, l’exposition rassemble près de 400 oeuvres d’une grande diversité. Souvent fragiles, certaines pièces n’ont jamais été montrées au public. Elles proviennent des collections du Louvre et d’une vingtaine d’institutions françaises et étrangères, dont le Musée national d’Athènes et le Metropolitan Museum à New-York.

PEINTURES ITALIENNES DES HAUTS-DE-FRANCE
18 octobre 2017 – 28 mai 2018

Pavillon de verre
Le Pavillon de verre du Louvre-Lens a pour vocation d’offrir une vitrine à la vitalité muséal des Hauts-de-France en présentant des expositions thématiques conçues exclusivement à partir des collections d’art de la région. Par le biais d’un accrochage inédit confrontant des oeuvres italiennes de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, le musée offre une conclusion idéale au cycle d’expositions « Heures italiennes » développé tout au long de l’année 2017 dans la région Hauts-de-France. Les dialogues que propose l’exposition prennent forme par le rapprochement d’une vingtaine de tableaux de maîtres italiens des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, autour de quatre thématiques. L’exposition propose ainsi un passionnant contrepoint aux chefs-d’oeuvre italiens de la Galerie du temps (Botticelli, Pérugin, Raphaël, Tintoret, etc.), dont le Pavillon de verre constitue le prolongement.

Calendrier prévisionnel des événements 2018

(Titres et dates d’ouverture sous réserve de modifications)
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EUGENE DELACROIX
28 mars – 23 juillet 2018

Hall Napoléon

En partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, le musée du Louvre présentera, au printemps 2018, une exposition retraçant l’ensemble de la carrière artistique d’Eugène Delacroix. Inédit à Paris depuis l’exposition du centenaire de sa mort en 1963, cet événement rassemblera plus de 180 œuvres du maître, dont une forte majorité de peintures : des grands coups d’éclat qui firent la célébrité du jeune artiste aux Salons des années 1820, jusqu’aux dernières compositions religieuses ou paysagées, peu connues et mystérieuses.

Le parcours mettra en évidence la tension qui caractérise la création d’un artiste à la fois en quête d’originalité et mu par le désir de s’inscrire dans la grande tradition des artistes flamands et vénitiens des XVIe et XVIIe siècles. L’accrochage et les textes tenteront de répondre aux questions que pose encore une carrière longue, foisonnante et fréquemment renouvelée.

Le visiteur pourra enfin faire connaissance avec une personnalité attachante, éprise de floire et acharnée de travail, curieuse, critique et cultivée, virtuose de l’écriture autant que de la peinture et du dessin.

La France vue du Grand Siècle. Dessins d’Israël Silvestre (1621-1691)
15 mars – 25 juin 2018 / ROTONDE SULLY NORD

Formé à la gravure dans le milieu de Jacques Callot, Israël Silvestre s’est très tôt consacré à la représentation des paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy, où il est né, que les villes traversées de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages.

Les œuvres de la maturité offrent au contraire de vastes panoramas, montrant la capitale, avec ses fêtes royales et ses transformations, ou le profil des villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France (Vaux-le-Vicomte, Meudon, Montmorency, Versailles) renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.

Si les gravures de Silvestre ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus. Le musée du Louvre en conserve un ensemble exceptionnel qui sera présenté au public pour la première fois.

EXPOSITIONS

Pastels du musée du Louvre
Début juin – mi-septembre 2018 / ROTONDE SULLY SUD

Premier royaume bulgare (Trésor de Preslav)
Mi-avril – mi-juillet 2018 / DEPARTEMENT DES OBJETS D’ART

L’aventure de l’archéologie
Septembre 2018 – juillet 2019 / PETITE GALERIE

Le baron Campana et sa collection
17 octobre 2018 – 26 janvier 2019 / HALL NAPOLEON

Entre dessin et gravure : l’estampe en couleurs de Raphaël à Rubens
Mi-octobre 2018 – mi-janvier 2019 / ROTONDE SULLY SUD

MUSEE NATIONAL EUGENE-DELACROIX

Autour du testament spirituel de Delacroix, création et restauration des peintures de Saint Sulpice
11 avril – 23 juillet 2018

LOUVRE-LENS

L’empire des roses. Chefs-d’oeuvre de l’art persan du XIXe siècle
21 mars – 16 juillet 2018