Calendrier des expositions 2018

 

Calendrier des expositions 2018

Sous réserve de modifications de titres et de dates.

Au musée du Louvre
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DELACROIX (1798-1863)
28 mars – 23 juillet 2018
Hall Napoléon
Commissariat : Sébastien Allard et Côme Fabre, département des Peintures.

Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition monographique dédiée au peintre Eugène Delacroix. Par son ampleur et son ambition, elle relève un défi inédit à Paris depuis l’exposition du centenaire de la mort de l’artiste en 1963 : tenter d’élucider la carrière longue, foisonnante et complexe de Delacroix.
Des grands coups d’éclat qui firent la célébrité du jeune artiste aux Salons des années 1820, jusqu’aux dernières compositions religieuses ou paysagées, peu connues et mystérieuses, l’exposition rassemblera plus de 180 œuvres du maître, dont une forte majorité de peintures mais aussi des dessins et des estampes.
Le parcours mettra en évidence la tension qui caractérise la création d’un artiste à la fois en quête d’originalité et mû par le désir de s’inscrire dans la grande tradition des artistes flamands et vénitiens des XVIe et XVIIe siècles. Le public pourra enfin faire connaissance avec une personnalité attachante, éprise de gloire et acharnée de travail, curieuse, critique et cultivée, virtuose de l’écriture autant que de la peinture et du dessin.

LA FRANCE VUE DU GRAND SIÈCLE
DESSINS D’ISRAËL SILVESTRE (1621-1691)
15 mars – 25 juin 2018
Rotonde Sully Nord
Commissariat : Bénédicte Gady et Juliette Trey, département des Arts graphiques.

Formé à la gravure dans le milieu de Jacques Callot, Israël Silvestre s’est très tôt consacré à la représentation des paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy, où il est né, que les villes traversées, de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages.
Les œuvres de la maturité offrent au contraire de vastes panoramas, montrant la capitale, avec ses fêtes royales et ses transformations, ou le profil des villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France (Vaux-le-Vicomte, Meudon, Montmorency, Versailles) renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.
Si les gravures de Silvestre ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus. Le musée du Louvre en conserve un ensemble exceptionnel qui sera présenté au public pour la première fois.

LE BARON CAMPANA ET SA COLLECTION
17 octobre 2018 – 26 janvier 2019
Hall Napoléon
Commissariat : Françoise Gaultier, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines et Anna Trofimova, musée de l’Ermitage.

Le musée du Louvre et le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg s’associent pour une exposition exceptionnelle autour de la très riche collection du baron Campana, constituée entre 1830 et 1850.
Pour la première fois en 160 ans, l’exposition permettra de donner une image complète de la plus grande collection privée du XIXe siècle, regroupant plus de 10 000 pièces (objets archéologiques, peintures, sculptures et objets d’art modernes), dont de nombreux chefs-d’œuvre, comme le Sarcophage des Epoux et la Bataille de San Romano de Paolo Uccello.
Abordant tout à la fois la personnalité de Giampietro Campana, la manière dont il a réuni cet ensemble proprement extraordinaire, le goût du collectionneur et la dispersion de la collection à travers l’Europe, le parcours mettra également en évidence le moment fondateur que représente la collection Campana dans l’affirmation de la culture italienne, dans le contexte de l’émergence de la nation italienne au cours du XIXe siècle. L’exposition illustrera ainsi l’importance de cette collection dans la conscience culturelle italienne et européenne.

PASTELS DU MUSÉE DU LOUVRE
7 juin – 10 septembre 2018
Rotonde Sully Sud
Commissariat : Xavier Salmon, département des Arts graphiques.

Le musée du Louvre a la chance de conserver une collection de référence de pastels français et européens, réunissant notamment d’exceptionnels ensembles d’œuvres de Jean-Etienne Liotard, Maurice Quentin de La Tour et Jean-Baptiste Siméon Chardin ainsi que des créations importantes de   Jean-Marc Nattier, François Boucher ou bien encore Elisabeth-Louise Vigée Le Brun, pour n’en citer que quelques-uns.
D’une extrême fragilité puisque créés à l’aide d’une poussière colorée que l’on a souvent comparée à celle couvrant les ailes de papillon, les pastels permettent de mesurer tout le génie des artistes qui les ont exécutés non pas comme des études préparatoires rehaussées de pastel mais comme des œuvres en elles-mêmes peintes sur un support permettant leur encadrement.
L’exposition présentera plus de 120 pastels de la collection du Louvre majoritairement du XVIIIe siècle, siècle d’or du pastel, restaurés et protégés grâce au mécénat des American Friends of the Louvre.
Elle est accompagnée par la parution du catalogue raisonné de la collection, fruit de plusieurs années de recherche conduites par Xavier Salmon.

LA GRAVURE EN COULEURS DU XVIe AU XVIIe SIÈCLE EN EUROPE
Octobre 2018 – Janvier 2019

Rotonde Sully Sud
Commissariat : Séverine Lepape, département des Arts graphiques.

Réunissant de manière inédite des feuilles provenant de collections françaises (musée du Louvre, BNF, Fondation Custodia et ENSBA, Musée des Beaux-Arts de Besançon) et étrangères (British Museum, Ashmolean Museum et Rijksmuseum), l’exposition proposera un panorama chronologique et géographique de la gravure en couleurs au travers des estampes les plus importantes gravées par les plus grands maîtres de la Renaissance et du Maniérisme européen. 
Elle s’appuie sur un projet de recherche  portant sur l’étude des pigments et des filigranes de gravures en couleurs faisant collaborer la BNF et le C2RMF.
L’estampe gravée sur bois en couleurs, appelée clair-obscur en Italie, fut pour la première fois expérimentée au cours des années 1500 jusque dans les années 1650 en Europe. Elle fut le fruit de recherches techniques et artistiques visant à traduire à l’impression de riches nuances de teintes. A la fois imitation d’autres media artistiques, en premier lieu du dessin, et objet autonome, elle connut une large diffusion et suscita un intérêt évident chez certains peintres qui trouvèrent là une nouvelle manière d’exprimer leurs recherches sur le rendu de la lumière, de l’ombre, du trait et des valeurs chromatiques.

L’AVENTURE DE L’ARCHÉOLOGIE EN BANDE DESSINÉE
Septembre 2018 – Juillet 2019

Petite Galerie
Commissariat : Jean-Luc Martinez, président-directeur et Fabrice Douar, médiation et programmation culturelle.

La 4e saison de la Petite Galerie du Louvre s’inscrit dans la programmation 2018/2019 du musée, en lien avec les expositions consacrées à la collection du baron Campana et au site archéologique de Tell Halaf.
Elle invite la bande dessinée afin de montrer comment le 9e art s’approprie, entre réel et fiction, les découvertes archéologiques à l’origine des collections du Louvre.  

Installation d’art contemporain / Japonisme
Eté 2018 / HALL NAPOLÉON-BELVEDERE

HORS LES MURS

Le Louvre à Téhéran
5 mars – 3 juin 2018 / MUSEE NATIONAL D’IRAN, TÉHÉRAN

L’Art du Portrait dans les collections du Louvre
Mai – Septembre 2018 / NATIONAL ART CENTER, TOKYO
Septembre 2018 –  Janvier 2019 / MUSÉE MUNICIPAL, OSAKA

EXPOSITIONS EN COURS

THÉÂTRE DU POUVOIR
Jusqu’au 2 juillet 2018

Petite Galerie
Commissariat : Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et Paul Mironneau, directeur du Musée national et domaine du château de Pau.

En 2017-2018, l’exposition de la Petite Galerie montre le lien qui unit l’art et le pouvoir politique. Gouverner, c’est se mettre en scène pour assoir son autorité, sa légitimité et son prestige. L’art, au service des commanditaires mécènes, devient alors instrument de propagande ; il peut également se faire contestataire et bousculer l’ordre établi.
De l’Antiquité à nos jours, une quarantaine d’œuvres des collections du musée du Louvre, du Musée national du Château de Pau, du Château de Versailles et du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris illustrent l’évolution des codes de représentation du pouvoir politique.
La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des œuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte. Des cartels pédagogiques et des feuilletoirs numériques incitent le visiteur à observer certains détails et apportent de précieux éléments de contexte. Cinq parcours dans les collections permanentes du Louvre complètent la visite.

FRANCOIS Ier ET L’ART DES PAYS-BAS
Jusqu’au 15 janvier 2018

Hall Napoléon
Commissariat : Cécile Scailliérez, département des Peintures

Grand mécène et amateur d’art italien, le roi François Ier s’inscrit dans une tradition d’implantation en France d’artistes originaires des Pays-Bas. Faisant resurgir un pan méconnu de la Renaissance française, cette exposition explore la variété, les extravagances et la monumentalité d’un art aux influences septentrionales.
Les plus connus d’entre ces artistes du Nord actifs en France sous son règne, Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, se spécialisèrent dans le portrait. L’exposition rassemble exceptionnellement l’œuvre peint de Jean Clouet (seule une vingtaine de panneaux sont attestés de la main de l’artiste), et  quelques rares dessins préparatoires, pris sur le vif.
Tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, une vague d’influences septentrionales (d’Anvers, Bruxelles, Leyden ou Haarlem) s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse. Les recherches récentes ont peu à peu révélé des artistes injustement tombés dans l’oubli : entre autres Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture. Le roi acheta par ailleurs abondamment des tapisseries, des pièces d’orfèvrerie et des tableaux flamands. L’exposition fait ainsi ressurgir tout un pan méconnu de la Renaissance française et se propose d’en explorer la variété, les extravagances et la monumentalité.

DESSINER EN PLEIN AIR
VARIATIONS DU DESSIN SUR NATURE DANS LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE
Jusqu’au 29 janvier 2018

Rotonde Sully 
Commissariat : Marie-Pierre Salé et Hélène Grollemund, département des Arts graphiques

La pratique du dessin en plein air, sur le motif, est bien attestée en France (comme en Europe) au XVIIe siècle et devient courante au XVIIIe  siècle. Au XIXe siècle, jugée indispensable à la formation des jeunes artistes, elle ne cesse d’évoluer et prend une place capitale dans l’histoire du dessin. Les expressions « sur nature », « d’après nature », « sur le vif », « sur le motif » … ont cependant une signification très fluctuante, incertaine, désignant aussi bien le dessin d’observation ou d’étude scientifique que le croquis d’étude, l’exercice d’élève, le relevé d’architecte, le dessin militaire, le dessin de mémoire, les notes de voyage ou le rendu à peine esquissé d’une impression fugitive. Le dessin sur nature se définit progressivement comme une œuvre en soi, une œuvre achevée ayant sa propre justification, sa propre finalité.
Réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, l’exposition réunit plus d’une centaine de dessins et eaux-fortes et permettra de voir une trentaine de carnets de croquis, instruments par excellence du dessin de plein air.

ANNÉE FRANCE-COLOMBIE 2017
DEUX CHEFS-D’ŒUVRE DE L’ART BAROQUE DE BOGOTÁ AU LOUVRE
Jusqu’au 15 janvier 2018

Aile Denon, 1er étage, salle Murillo 
Commissariat : Jannic Durand, département des Objets d’Art et Sophie Jugie, département des Sculptures.

Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, le musée du Louvre met à l’honneur le patrimoine colombien en présentant, dans la grande salle des peintures espagnoles, deux œuvres majeures de l’art néo-grenadin (c’est-à-dire de la Vice-Royauté de Nouvelle Grenade, au XVIIIe siècle) : l’ostensoir de l’église de San Ignacio de Bogotá, surnommé « La Lechuga », joyau d’orfèvrerie d’un raffinement extrême et la statue de sainte Barbe, sculpture en bois de plus de deux mètres de haut, profondément influencée par l’école de Séville et référence de tous les artistes colombiens jusqu’ à nos jours.

Au musée Eugène-Delacroix
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UNE LUTTE MODERNE. DE DELACROIX À NOS JOURS
11 avril – 23 juillet 2018
Commissariat :
Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée national Eugène-Delacroix

A l’occasion du 220e anniversaire de la naissance d’Eugène Delacroix, le musée Delacroix présentera, au printemps 2018, une exposition consacrée aux peintures de l’artiste de l’église Saint-Sulpice, récemment restaurée, notamment La Lutte de Jacob et l’Ange.
Commandée en 1849 à Eugène Delacroix, cette œuvre monumentale, riche et sublime l’occupe jusqu’en 1861 et peut être considérée comme son testament spirituel. Ce fut d’ailleurs pour achever ces décors qu’il installa son dernier atelier rue Fürstenberg soulignant ainsi le lien fort entre le musée Delacroix et ces œuvres magistrales.
La restauration des trois peintures de la chapelle des Saints-Anges, permettra également de porter un regard renouvelé sur ces œuvres, en lien avec les études menées pour leur conservation.
Cette exposition offrira l’occasion d’associer les œuvres de Delacroix aux créations des nombreux artistes du XIXe et du XXe siècle qu’il a inspirés, de Gauguin à Epstein, de Redon à Chagall.

Au Louvre-Lens
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L’EMPIRE DES ROSES
CHEFS-D’ŒUVRE DE L’ART PERSAN DU XIXe SIÈCLE
21 mars – 16 juillet 2018

Galerie d’exposition temporaire

Le musée du Louvre-Lens présente la toute première rétrospective au monde consacrée à l’art fastueux de la dynastie des Qajars. Ces brillants souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’inscrit alors dans le concert des nations, s’ouvre largement aux innovations et cherche à préserver son identité tout en assimilant la modernité.
Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par une production de cour extrêmement virtuose. C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 oeuvres issues de très nombreuses collections privées et de grandes institutions européennes, nord-américaines et moyen-orientales, dont une grande part est présentée en exclusivité mondiale. Synthèse inédite et complète de l’art qajar, elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par M. Christian Lacroix.

EXPOSITIONS EN COURS

MUSIQUES !
ÉCHOS DE L’ANTIQUITÉ
Jusqu’au 15 janvier 2018

Galerie d’exposition temporaire

Que tintent les crotales et sonnent les trompettes ! Le musée du Louvre-Lens présente la toute première exposition consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques, de l’Orient à Rome, en passant par l’Égypte et la Grèce.
Omniprésente dans les sociétés anciennes, la musique occupait des fonctions multiples. Interprétée par des musiciens professionnels, amateurs, elle accompagnait les hommes dans les différentes étapes de leur vie, de la naissance à la mort. Jouée aussi bien sur les champs de bataille qu’à la table des puissants, elle était, par ailleurs, intégrée aux rites religieux et servait d’intermédiaire entre hommes et divinités. Connue de tous et pratiquée par beaucoup, la musique constitue donc pour le visiteur une clé à la fois originale et universelle pour accéder à des civilisations disparues et découvrir leur organisation sociale, politique et religieuse. Des sceaux-cylindres mésopotamiens aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus égyptiens et les vases grecs, l’exposition rassemble près de 400 œuvres d’une grande diversité. Souvent fragiles, certaines pièces n’ont jamais été montrées au public. Elles proviennent des collections du Louvre et d’une vingtaine d’institutions françaises et étrangères, dont le Musée National d’Athènes et le Metropolitan Museum à New-York.

PEINTURES ITALIENNES DES HAUTS-DE–FRANCE
DIALOGUES ET CORRESPONDANCES
Jusqu’au 28 mai 2018

Pavillon de verre

Le Pavillon de verre du Louvre-Lens a pour vocation d’offrir une vitrine à la vitalité muséale des Hauts-de-France en présentant des expositions thématiques conçues exclusivement à partir des collections d’art de la région. Par le biais d’un accrochage inédit confrontant des œuvres italiennes de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, le musée offre une conclusion idéale au cycle d’expositions « Heures italiennes » développé tout au long de l’année 2017 dans la région Hauts-de-France.
Les dialogues que propose l’exposition prennent forme par le rapprochement d’une vingtaine de tableaux de maîtres italiens des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, autour de quatre thématiques.
L’exposition propose ainsi un passionnant contrepoint aux chefs-d’œuvre italiens de la Galerie du temps (Botticelli, Pérugin, Raphaël, Tintoret, etc.), dont le Pavillon de verre constitue le prolongement.