Calendrier des expositions temporaires 2019-2020

 

Calendrier des expositions temporaires 2019-2020

Au musée du Louvre
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LA PYRAMIDE DU LOUVRE A 30 ANS

À partir du 29 mars 2019

Tout au long de l’année 2019, le musée du Louvre célèbre les 30 ans de la Pyramide.

Annoncé dès septembre 1981 par le président de la République François Mitterrand, le projet du Grand Louvre a pour ambition de restituer au musée la totalité du palais, jusqu’alors en partie occupé par le ministère des Finances.  Cet immense chantier est l’occasion de repenser l’accueil des visiteurs et la présentation des œuvres. L’architecte américain d’origine chinoise Ieoh Ming Pei imagine alors un accès simplifié au musée et propose d’ériger une pyramide de verre au centre de la cour Napoléon.
Dans la presse, ce projet donne lieu à une vive polémique, critiquant l’audace de l’architecte qui intervient au sein d’un monument emblématique de l’histoire de France. Pour autant, la Pyramide résume l’identité du Louvre, ancrée dans l’histoire et résolument ouverte sur le monde.

À partir du 29 mars 2019, de nombreux rendez-vous festifs, populaires et gratuits permettront aux visiteurs de célébrer cet anniversaire : des événements majeurs au cœur de la cour Napoléon, un week-end d’activités pour les familles, des concerts et spectacles de danse, une exposition de photos. Des colloques et des conférences compléteront cette riche programmation, dévoilant les coulisses de ce chantier monumental.
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ROYAUMES OUBLIÉS. DE L’EMPIRE HITTITE AUX ARAMÉENS
2 mai 2019 – 12 août 2019

Hall Napoléon
Commissariat : Vincent Blanchard, conservateur en chef au département des Antiquités orientales, musée du Louvre.

L’empire hittite, grande puissance rivale de l’Égypte antique, domina l’Anatolie et étendit son influence sur le Levant, jusqu’aux alentours de 1200 av. J.-C. . Sa chute donna lieu à l’émergence de royaumes néo-hittites et araméens dans les territoires de la Turquie et de la Syrie modernes, héritiers des traditions politiques, culturelles et artistiques de l’empire disparu.
L’exposition invite à redécouvrir les sites mythiques de cette civilisation oubliée, dont les vestiges majestueux du site de Tell Halaf, situé près de l’actuelle frontière turcosyrienne. Ce site majeur du patrimoine syrien fut découvert par Max von Oppenheim, qui y conduisit des fouilles de 1911 à 1913. Les grandes sculptures qui ornaient le palais du roi araméen Kapara furent rapportées à Berlin, où elles furent exposées puis très fortement endommagées dans les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Un incroyable travail de restauration mené au début des années 2000 a permis de les réhabiliter.
L’histoire de cette collection est un témoignage saisissant des efforts continuels pour préserver le patrimoine en péril, hier comme aujourd’hui. Le Louvre s’est fortement engagé dans cette mission, notamment dans les pays en situation de conflit, en mobilisant la communauté internationale et, tout récemment, en participant à la création, en 2017, d’ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit).
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LÉONARD DE VINCI
24 octobre 2019 – 24 février 2020
Hall Napoléon

Commissariat : Vincent Delieuvin, conservateur en chef au département des Peintures et Louis Frank, conservateur en chef au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

L’année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins. Le musée trouve en cette année de commémoration l’occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu’il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde — qui restera dans la salle où elle est habituellement exposée —, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l’artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu’à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l’environnement du maître.
Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permettra de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu’il appelait « la science de la peinture », fut l’instrument de son art, dont l’ambition n’était rien moins que d’apporter la vie à ses tableaux.
Aboutissement de plus de dix années de travail, qui ont vu notamment l’examen scientifique renouvelé des tableaux du Louvre et la restauration de trois d’entre eux, permettant de mieux comprendre sa pratique artistique et sa technique picturale, l’exposition a également permis de clarifier la biographie de Léonard en reprenant tous les documents d’archives. Elle dressera le portrait d’un homme et d’un artiste d’une extraordinaire liberté.
Accès sur réservation obligatoire d’un créneau horaire.

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GRAVER POUR LE ROI. COLLECTIONS HISTORIQUES DE LA CHALCOGRAPHIE DU LOUVRE
21 février – 20 mai 2019

Rotonde Sully
Commissariat : Jean-Gérald Castex, conservateur au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Créée en 1797 sous le Directoire, la Chalcographie du Louvre conserve plus de 14 000 matrices gravées sur cuivre, utilisées pour l’impression des estampes, et a pour vocation de diffuser l’image des chefs-d’œuvre du musée par l’estampe. Cette institution, qui dépend du musée du Louvre, est née de la réunion de trois collections de matrices gravées constituées depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle : le Cabinet du roi comprenant près de mille plaques commandées par Colbert pour illustrer la grandeur du règne de Louis XIV ; le fonds des Menus-Plaisirs qui diffusa l’image des grandes cérémonies de la Cour et des réjouissances publiques au XVIIIe siècle ; la collection de l’Académie royale de peinture et de sculpture constituée des morceaux de réception demandés aux graveurs lors de leur admission et de planches gravées que l’institution a acquise durant la seconde moitié du XVIIIe siècle pour constituer son fonds éditorial.
L’exposition réunit environ 120 œuvres, dont près de soixante-dix matrices gravées de ces trois collections historiques de la Chalcographie du Louvre, présentées en regard de dessins du département des Arts graphiques du musée du Louvre et d’estampes de la collection Edmond de Rothschild et de la Bibliothèque nationale de France.
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ANTOINE-JEAN GROS ET LES ÉLÈVES DE DAVID
27 juin – 30 septembre 2019
Rotonde Sully
Commissariat
: Laura Angelucci, documentaliste scientifique au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Antoine-Jean Gros (1771-1835), l’un des plus célèbres élèves du peintre Jacques-Louis David (1748-1825), est, à juste titre, considéré comme un précurseur du Romantisme. Davantage encore que ses peintures, ses dessins témoignent assez rapidement d’un éloignement progressif de l’enseignement classique de son maître, jusqu’à la rupture définitive avec l’esthétique néoclassique et l’affirmation d’un nouveau style annonçant cette nouvelle tendance artistique.
Conçue pour accompagner la publication de l’Inventaire général des dessins d’Antoine-Jean Gros au Louvre (prévu en juin 2019), cette présentation d’une quarantaine d’œuvres du musée permettra de parcourir la carrière du peintre et d’apprécier ses qualités de dessinateur, méconnues du public. Plusieurs tableaux seront mis en relation avec les dessins exposés et retraceront la carrière du peintre, qui inspira la première génération romantique comme Géricault, de l’époque de la formation de Gros dans l’atelier de David (dès 1785) à sa rencontre avec Bonaparte à Milan, fin 1796. Certains dessins rappellent sa grande maitrise des mises en scène des succès militaires de Bonaparte. L’exposition se conclura par des exemples du rappel à l’ordre que Gros imposa à sa peinture après la chute du Premier Empire (1814) et avec la Restauration de la monarchie des Bourbons (1815). Ces feuilles annoncent, paradoxalement, l’apogée de sa carrière sous les règnes de Louis XVIII (1815-1824) puis de Charles X (1824-1830).
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DESSINS ITALIENS DE LA COLLECTION MARIETTE
27 juin – 30 septembre 2019
Rotonde Sully sud
Commissariat :
Pierre Rosenberg, président-directeur honoraire du musée du Louvre.

Le Louvre poursuit la présentation de la collection Mariette : après les dessins français en 2011, c’est au tour des dessins des grands maîtres italiens d’être mis à l’honneur.
Dernier représentant d’une illustre dynastie de marchands d’estampes, admis comme « associé libre » à l’Académie royale de peinture et de sculpture, Pierre-Jean Mariette (1694-1774) est graveur et dessinateur, traducteur et critique d’art, épistolier infatigable et surtout, peut-être, l’un des plus formidables collectionneurs de dessins qui fut.
Si Mariette veut bâtir une collection universelle résumant aussi parfaitement que possible l’histoire du dessin, accumulant pour ce faire les feuilles des plus grands noms, l’Italie a bien sa prédilection.
Afin de donner à apprécier la partie de la collection Mariette qui participait le plus du plaisir et de la fierté de son auteur et, au-delà, de l’envie de l’Europe entière, le musée du Louvre présentera une soixantaine de feuilles issues de son propre fonds et dues aux plus grands artistes italiens : Raphaël, Michel-Ange, Titien, Véronèse, les Carrache, Reni, Guerchin…
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OFFICIER & GENTLEMAN AU XIXe SIÈCLE : LA COLLECTION HORACE HIS DE LA SALLE
7 novembre 2019 – 10 février 2020
Rotonde Sully nord
Commissariat
: Laurence Lhinares, chargée de recherche au département des Arts graphiques et Louis-Antoine Prat, historien d’art et président de la société des Amis du Louvre.

L’importance du rôle des collectionneurs privés dans la constitution des collections publiques de dessins en France est bien connue grâce, notamment, à de nombreux hommages rendus à Everard Jabach, Pierre-Jean Mariette, Étienne Moreau-Nélaton ou Philippe de Chennevières. Pourtant, seule une petite présentation au musée des Beaux-Arts de Dijon en 1974 a évoqué l’action déterminante d’un des plus généreux donateurs des musées français, toutes époques confondues, Aimé Charles Horace His de La Salle (1795-1878), connu comme amateur de dessins, mais aussi de sculptures et d’objets d’art. Parmi d’autres musées français, c’est avant tout le Louvre qu’il a souhaité enrichir, avec les dons et legs de 21 tableaux et de près de 450 dessins de toutes les écoles.
Afin de donner une image fidèle du goût du collectionneur, son caractère interdisciplinaire sera mis en avant avec la participation de quatre départements du Louvre : les Arts graphiques (67 dessins et 1 miniature), les Peintures (4 tableaux), les Sculptures et les Objets d’Art (7 plaques et sculptures de la Renaissance). Ce fonds majeur sera complété par plus d’une quarantaine d’emprunts significatifs d’autres musées d’élection d’His de La Salle : Alençon, Dijon, Lyon, l’École des Beaux-Arts.
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HOMMAGE À SOULAGES
11 décembre 2019 – 9 mars 2020
Salon Carré (Aile Denon, 1er étage)
Commissariat 
: Pierre Encrevé, historien d’art, et Alfred Pacquement, conservateur général honoraire du Patrimoine.

Pierre Soulages, qui a inauguré son activité de peintre en 1946 et continue à peindre aujourd’hui au même rythme régulier, aura 100 ans le 24 décembre 2019.
À cette occasion, le musée du Louvre lui rendra un hommage exceptionnel par une exposition personnelle dans le prestigieux Salon Carré, situé entre la Galerie d’Apollon et la Grande Galerie. Pierre Soulages affectionne tout particulièrement cette grande salle du musée où sont présentés les Primitifs italiens, dont les œuvres illustrent pour lui l’évolution de la peinture occidentale et le passage à une représentation de l’espace tridimensionnel.
Pour rendre compte de la longévité singulière de la carrière de Soulages, l’exposition prendra la forme d’une sélection d’œuvres majeures de chacune de ses sept décennies, provenant des plus grands musées français et étrangers. Il s’agit en effet de montrer à la fois la continuité d’une œuvre toute entière élaborée à l’intérieur de la même conception d’une abstraction totale qui s’exprime notamment par des titres purement classificatoires (technique, dimensions, date) et la rupture intervenue à mi-chemin, en 1979, qui donne naissance à une peinture neuve, pour laquelle Soulages a proposé le néologisme d’outrenoir. Toute la peinture de Soulages travaille le rapport entre le noir et la lumière, mais avec l’outrenoir qui instrumentalise le reflet, l’espace et le temps de la peinture sont radicalement transformés la dotant d’une multiplicité lumineuse totalement inédite.
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SAISON FRANCE-ROUMANIE 2019
TISSUS LITURGIQUES DE TRADITION BYZANTINE DE ROUMANIE   
17 avril – 29 juillet 2019
Département des Objets d’Art, aile Richelieu, 1er étage, salle 6
Commissariat
: Jannic Durand, directeur du département des Objets d’art, musée du Louvre.

À l’occasion du prêt emblématique par la Roumanie de la « Bannière de saint Georges » du roi Étienne le Grand, l’exposition se propose de mettre en valeur le caractère exceptionnel des collections roumaines de broderies de tradition byzantine, fleuron du patrimoine roumain et du patrimoine universel.
Autour du chef-d’œuvre offert par Étienne le Grand (1457-1504) au monastère de Zographou au Mont Athos, qui fut remis solennellement par la France à l’État roumain en 1917, plusieurs œuvres insignes illustreront l’extraordinaire développement de la broderie de tradition byzantine en Roumanie du milieu du XVe au milieu du XVIIe siècles. Hérités de Byzance, les ornements brodés de la « panoplie sacerdotale » des évêques, des prêtres et des diacres et ceux de la « panoplie liturgique » destinée à la célébration du culte répondront à un ensemble unique au monde de couvertures de tombeaux princiers, où le caractère hiératique des images byzantines cède bientôt le pas à la tentation du portrait.
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À venir

LE CORPS ET L’ÂME. LA SCULPTURE EN ITALIE, DE DONATELLO À MICHEL-ANGE : 1460-1520
Printemps 2020 / HALL NAPOLÉON
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MOI, TAHARQA, PHARAON DES DEUX TERRES
Automne 2020 / HALL NAPOLÉON
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ALTDORFER ET SON TEMPS
Avril/mai – Août 2020 / ROTONDE SULLY 
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À la Petite Galerie
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Figure de l’artiste
25 septembre 2019 – 29 juin 2020
Petite Galerie du musée du Louvre

La Petite Galerie du Louvre propose, pour sa  5e saison, une exposition sur le thème de la figure de l’artiste qui accompagnera le cycle d’expositions que le musée consacre en 2019-2020 aux génies de la Renaissance : de Vinci, Donatello, Michel-Ange ou Altdörfer. C’est à la Renaissance que l’artiste affirme son indépendance et cherche à quitter le statut d’artisan pour revendiquer une place particulière dans la cité. Cette invention de la figure de l’artiste a cependant une histoire plus ancienne et complexe que l’ampleur des collections du Louvre permet de mesurer, des premières signatures d’artisans dans l’Antiquité aux autoportraits de l’époque romantique. La signature, le portrait ou l’autoportrait, l’invention du genre de la biographie d’artiste servent son dessein : mettre en images les mots et accéder à  la renommée accordée aux poètes inspirés par les Muses. C’est ainsi que le lien ancien entre les arts visuels et les textes ont conduit à inviter, cette année, la littérature pour un dialogue fécond entre textes et images.

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Au musée national Eugène-Delacroix
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DANS L’ATELIER. LA CRÉATION À L’ŒUVRE
15 mai – 30 septembre 2019
Musée national Eugène-Delacroix
Commissariat
: Dominique de Font-Réaulx, directrice de la Médiation et programmation culturelle du musée du Louvre.

Installé dans le dernier atelier et appartement du peintre, le musée Eugène-Delacroix a dédié, depuis 2014, un des axes majeurs de sa politique de recherches à l’étude de l’atelier des artistes, lieu de création, sujet et modèle de nombreuses représentations. La transformation d’un atelier en musée pose de manière forte la question de la création et de la créativité artistique. Que demeure-t-il de cet esprit de création dans l’espace du musée, musée-atelier, mais aussi musée des beaux-arts ? Comment rendre perceptible l’esprit d’invention qui a présidé à la conception de l’œuvre ? Les trois journées d’études qui ont eu lieu en 2015, 2016 et 2017, au musée Delacroix et au Louvre, ont permis de montrer la richesse et la diversité de la thématique de l’atelier et de souligner combien l’étude historique et esthétique de ces espaces de création répond également à la curiosité des visiteurs, à la recherche d’une compréhension renouvelée des œuvres d’art. Grâce à des prêts des musées français et européens, alliés à la collection du musée Delacroix, l’exposition présentera des œuvres d’Eugène Delacroix et de ses contemporains, comme des créations d’artistes du XIXe siècle et du XXe siècle. Elle associera des œuvres achevées et leurs études préparatoires, en lien également avec les objets, plâtres, estampes, photographies, qui les ont nourries en entrant dans l’espace de l’atelier.
Plusieurs ensembles seront ainsi constitués, chacun dédié à une ou plusieurs œuvres d’Eugène Delacroix, pour mettre en évidence son processus créatif.

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Au Louvre-Lens
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HOMÈRE
27 mars – 22 juillet 2019
Galerie d’exposition temporaire
Commissariat
: Alexandre Farnoux, École française d’Athènes, Vincent Pomarède, musée du Louvre,  Luc Piralla, musée du Louvre-Lens, assistés d’Alexandre Estaquet-Legrand. Sur une idée d’Alain Jaubert, écrivain.

Le musée du Louvre-Lens présentera la plus grande exposition jamais consacrée en France à Homère, l’auteur de L’Iliade et de L’Odyssée, ces deux célèbres épopées qui sont au fondement de toute la culture occidentale. Elle offrira une plongée inédite dans la richesse du monde homérique, un univers aussi beau que mystérieux.
Après un prélude consacré aux dieux de l’Olympe et à la Muse qu’invoque Homère, l’exposition partira à la découverte du « prince des poètes », dont l’existence même est discutée. Elle explorera aussi les phénomènes d’« homéromanie », qui ont marqué la science archéologique et inspiré des œuvres ou des comportements, suivant une imitation homérique d’une grande fécondité, jusque dans la vie quotidienne.
L’exposition fera ensuite revivre aux visiteurs les principaux héros et récits de L’Iliade et de L’Odyssée. Objets archéologiques et œuvres modernes évoqueront ainsi la manière dont ces épopées ont été mises en images, avec une rare constance mais avec des variations selon les époques, qui relèvent d’une histoire du goût.
Le parcours reviendra également sur les plus célèbres scènes de la guerre de Troie, appartenant à d’autres poèmes aujourd’hui disparus mais qu’on lisait encore dans l’Antiquité. Elles révèlent la profusion de la matière épique antique et le miracle que constitue la conservation des œuvres d’Homère.
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POLOGNE
25 septembre 2019 – 20 janvier 2020

Galerie d’exposition temporaire
Commissariat : Iwona Danielewicz et Agnieszka Rosales, conservatrices au Musée national de Varsovie, Marie Lavandier, directrice du musée du Louvre-Lens, et Luc Piralla, directeur-adjoint du musée du Louvre-Lens, assistés de Caroline Tureck.

L’année 2019 marquera le centenaire de la signature, le 3 septembre 1919, de la convention entre la France et la Pologne « relative à l’émigration et à l’immigration », qui entraîna l’arrivée massive de travailleurs polonais en France et plus particulièrement dans le bassin minier du nord du pays. Entre 1919 et 1928, 280 000 contrats de travail sont ainsi signés suite à cet accord international. Pour commémorer cet événement marquant pour l’identité du territoire, le musée du Louvre-Lens proposera une grande rétrospective sur la peinture polonaise du XIXe siècle, en association avec le Musée national de Varsovie.
L’exposition retracera ce moment si particulier de l’histoire de la culture polonaise où, malgré la division du pays entre la Russie, l’Empire autrichien et la Prusse, les artistes vont créer une véritable identité polonaise, ce que l’on a pu nommer depuis la « Polonité ». Elle présentera la façon dont les artistes, en s’inspirant de l’histoire nationale, des paysages et de la paysannerie, ont façonné des images de la Pologne pour les Polonais mais aussi pour le reste du monde. Généreuse et évocatrice, leur peinture est souvent à la pointe des modes picturales européennes de l’époque.
Grâce aux prêts prestigieux des musées nationaux polonais, l’exposition réunira environ 150 tableaux, datés entre 1840 et 1918, des plus grands noms de la peinture polonaise, tels que Matejko, Chelmonski, Malczewski ou Kossak.

 

 

(titres et dates sous réserve de modification)