18 décembre 2017

Acquisition de deux bronzes de la collection de Louis XIV : Mars quittant les Armes et Vénus Médicis

 

Acquisition de deux bronzes de la collection de Louis XIV : Mars quittant les Armes et Vénus Médicis

Le musée du Louvre annonce l’acquisition pour le département  des Objets d’art de deux bronzes de la collection des bronzes de la Couronne, classés Trésor national : Mars quittant les Armes de Michel Anguier (1614-1686) et la Vénus Médicis, réalisée à Florence au XVIIe siècle.  A l’occasion des 120 ans de la Société des Amis du Louvre l’achat de Mars quittant les armes a été effectué grâce au généreux soutien de M. Eric de Rothschild et au legs de Mme Jacqueline Vrettos . Il a été effectué sur le marché de l’art pour un montant de 3,5 millions d’euros. La Vénus a, quant à elle, été acquise pour un montant de 1,4 million d’euros par le musée avec l’aide de plusieurs mécénats. Les deux œuvres sont présentées au 1er étage de l’aile Richelieu en Rotonde Jean Boulogne.

Provenant d’un don effectué par Le Nôtre (jardinier paysagiste du roi) à Louis XIV, ces deux œuvres rejoignent la collection des bronzes de la Couronne en 1693. Considérée comme une des plus belles et importantes collections d’Europe, celle-ci est entièrement constituée sous le règne de Louis XIV avant d’être aliénée, à partir de 1795, d’une centaine de bronzes, sous le Directoire. Ces deux bronzes sont livrés en 1796 au créancier de l’Etat Gabriel-Aimé Jourdan, fermier des verreries nationales de Saint-Louis à Muntzhal, et demeurent dans sa famille.

Mars quittant les armes de Michel Anguier (1614-1686)

Œuvre réalisée par Michel Anguier (1614-1686) en 1652, elle fait partie d’une série de bronzes, représentant les Dieux de l’Olympe, conçue comme exercice d’expression des sentiments et dont les collections nationales abritent encore l’Amphitrite, le Jupiter et la Junon. Mars quittant les armes illustre le tempérament sanguin : il se dévêt précipitamment, cédant à l’impétuosité de ses désirs amoureux. La fonte se distingue par une qualité d’exécution exceptionnelle et représente l’art des sculpteurs français des débuts du règne de Louis XIV à son sommet.

Vénus Médicis, d’après l’antique

Réalisé à Florence au XVIIe siècle comme réduction d’un antique, ce bronze provient de l’atelier de Pietro Tacca. Présentée dans la Villa Médicis au XVIIe siècle, cette Vénus Médicis est installée à Florence dans la tribune des Offices en 1688.  Très admirée, elle fit l’objet de nombreuses copies. Louis XIV n’en posséda pas moins de six copies à grandeur dont cinq en marbre et une en bronze. François Perrier lui consacra également en 1638 trois planches de son anthologie de la sculpture antique.