second semestre 2016

Programmation culturelle 2d semestre 2016

Autour du XVIIIe siècle,
l’âge d’or du goût français

 

Programmation culturelle 2d semestre 2016
Autour du XVIIIe siècle,
l’âge d’or du goût français

Second semestre 2016 au musée du Louvre
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En 2016, le Louvre met le XVIIIe siècle à l’honneur avec une programmation riche et éclectique.
Au premier semestre, le Louvre dévoilait l’attrait du siècle des Lumières pour le passé et la poésie des ruines, grâce à une exposition monographique consacrée au grand peintre de paysages, Hubert Robert, en collaboration avec la National Gallery of Art de Washington.
Durant le second semestre, le musée s’intéresse plus particulièrement aux artistes et à leur relation au marché de l’art au XVIIIe siècle. En association avec le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, une exposition remet également en lumière l’œuvre du sculpteur et dessinateur Edme Bouchardon.

Expositions

BOUCHARDON (1698-1762). UNE IDÉE DU BEAU
14 septembre – 5 décembre 2016
Hall Napoléon

Le musée du Louvre et le J. Paul Getty Museum de Los Angeles rendent hommage à Edme Bouchardon, sculpteur et dessinateur de renom, qui fut considéré dès son vivant comme un artiste d’exception.
Fils de sculpteur, il se forma à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris avant de faire un fécond séjour à l’Académie de France à Rome (1723-1732), couronné par des projets soumis au pape et par son élection à l’Académie de Saint-Luc. Rappelé en France par le directeur des Bâtiments du roi, alerté de sa grande réputation, il reçut rapidement atelier et logement au Louvre. Agréé à l’Académie en 1735, il devint ainsi sculpteur du roi.
Il fut admiré et célébré pour ses œuvres sculptées, la fontaine de Grenelle, le décor du chœur de l’église Saint-Sulpice, la statue en marbre de L’Amour se taillant un arc dans la massue d’Hercule et le monument équestre de Louis XV installé au centre de la future place de la Concorde. Ses suites célèbres de dessins, dont Les Cris de Paris, connurent également un grand succès.
Cité dans l’Encyclopédie comme le continuateur de Puget et de Girardon, Bouchardon fut considéré par ses contemporains comme le promoteur du renouveau dans les arts, « le plus grand sculpteur et le meilleur dessinateur de son siècle » (Cochin). Alors que de nombreuses études ont renouvelé la compréhension du néo-classicisme, cette première exposition monographique d’envergure permettra d’appréhender l’esthétique du sculpteur, parfait équilibre entre la référence antique et la fidélité à la nature.  

CORPS EN MOUVEMENT. LA DANSE AU MUSÉE
6 octobre – 3 juillet 2017
Petite Galerie

La Petite Galerie, espace dédié à l’éducation artistique et culturelle, invite cette année un art vivant, la danse, avec la participation du chorégraphe Benjamin Millepied. Grâce à environ 70 œuvres de l’Antiquité au début du XXe siècle, cette nouvelle exposition présente le défi que la représentation du mouvement a posé aux artistes et les réponses qu’ils y ont apportées. Marcher, courir, suspendre son élan, mais aussi exprimer les « mouvements de l’âme » comme l’effroi : quelles conventions régissent la représentation des gestes et des attitudes ?
Si les œuvres d’art sont, par nature, figées, les artistes ont toutefois cherché à décomposer le mouvement avant même l’apparition de la chronophotographie qui révolutionna les arts visuels et ouvrit de nouvelles perspectives aux artistes à la fin du XIXe siècle. Cherchant à saisir le mouvement, les artistes des Avant-gardes, comme Degas et Rodin, se sont intéressés au monde de la danse. Autour de 1900, celle-ci connaît une véritable révolution, annonciatrice de la danse moderne. Puisant aux sources de l’Antiquité, elle propose une nouvelle gestique en rupture avec le ballet classique. Arts chorégraphiques et arts visuels tissent alors des liens étroits.

UN SUÉDOIS À PARIS AU XVIIIe SIÈCLE : LA COLLECTION TESSIN
20 octobre  2016 – 16 janvier 2017
Rotonde Sully

Le comte Carl Gustaf Tessin assuma les fonctions d’ambassadeur de Suède à Paris de 1739 à 1741. Durant ces trois années, il collectionna peintures et dessins avec passion, se liant d’amitié avec Pierre-Jean Mariette et achetant à l’exceptionnelle vente Crozat de 1741. À son retour en Suède, criblé de dettes, il fut contraint de vendre une partie de sa collection de peintures au roi Frédéric Ier qui en fit cadeau à la future reine Louise-Ulrique de Suède. Puis, en 1750, il dut se séparer de ses collections de dessins, acquis par le prince héritier Adolphe-Frédéric.
Organisée avec le Nationalmuseum de Stockholm qui conserve aujourd’hui la majeure partie de la collection de Tessin, l’exposition montre, selon un parcours à la fois chronologique et thématique, comment l’amateur a rassemblé cet ensemble d’œuvres. Elle donne par la même occasion une image du marché de l’art et du goût parisiens au milieu du XVIIIe siècle.

LE GESTE BAROQUE. DANS LES COLLECTIONS DE SALZBOURG
20 octobre 2016 – 16 janvier 2017
Salles Mollien

Les terres de langues germaniques se sont imposées comme un foyer de création extrêmement fertile, le pouvoir laïc comme le pouvoir religieux commanditant de prestigieux chantiers sur lesquels travaillèrent les plus grands maîtres du baroque et du rococo allemands et autrichiens. Cité millénaire, Salzbourg a compté parmi les chantiers les plus actifs. Sur l’impulsion de ses princes-archevêques et jusqu’en 1803, la ville s’est métamorphosée. Patrie de la musique, qui enfanta Wolfgang Amadeus Mozart en 1756, elle fut aussi celle de l’architecture, de la peinture et de la sculpture, au point d’être souvent considérée comme la Rome du Nord. Réunissant une centaine d’œuvres, dessins, peintures et sculptures exceptionnellement prêtées par les musées de Salzbourg, le Salzburg Museum, la Residenzgalerie, le musée de l’abbaye Saint-Pierre et quelques édifices religieux, l’exposition invite à mieux connaître et comprendre ce que furent le baroque et le rococo à Salzbourg, en Autriche et en Allemagne du Sud.

Au Louvre-Lens
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L’HISTOIRE COMMENCE EN MÉSOPOTAMIE
2 novembre 2016 – 23 janvier 2017

La Mésopotamie, le pays entre les deux fleuves situé pour l’essentiel en Irak actuel, est le berceau de l’économie moderne et de l’écriture avec laquelle commence l’Histoire. C’est aussi le pays des premières villes et des systèmes politiques et administratifs les plus anciennement connus à ce jour. Si nos villes, notre cadre de vie, nos croyances et notre imaginaire modernes sont bien différents de ceux de la Mésopotamie antique, ils n’en sont pas moins les héritiers des « premières fois » fondamentales de la civilisation mésopotamienne. C’est ce monde, à la fois proche et lointain, que l’exposition présentera à travers des œuvres majeures et des témoins inédits de la Mésopotamie du IIIe au Ier millénaire avant J.-C.
Le musée du Louvre entend ainsi montrer l’importance fondamentale de ce patrimoine mondial, connu partiellement par la Bible avant d’être redécouvert à partir du XIXe siècle grâce aux fouilles archéologiques, et qui est aujourd’hui menacé par la situation tragique en Irak et au Moyen-Orient.

Et toujours
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MYTHES FONDATEURS. D’HERCULE À DARK VADOR
Jusqu’au 4 juillet 2016
Petite Galerie

Qu’est-ce qu’un mythe ? Comment les mythes sont-ils représentés ? Comment les artistes s’en sont-ils emparés ? Racontés, chantés, transcrits, illustrés, les mythes sont présents dans toutes les cultures et civilisations, jusqu’à la culture populaire contemporaine.
Présentée dans la Petite Galerie tout au long de l’année scolaire, l’exposition « Mythes fondateurs. D’Hercule à Dark Vador » raconte comment dessinateurs, sculpteurs, peintres, marionnettistes, cinéastes ou musiciens du monde entier se sont nourris des mythes et leur ont donné forme et vie.

UN MUSÉE  RÉVOLUTIONNAIRE. LE MUSÉE DES MONUMENTS FRANÇAIS D’ALEXANDRE LENOIR
Jusqu’au 4 juillet 2016
Rotonde Sully

Le musée des Monuments français, fondé par Alexandre Lenoir en 1795, fut le deuxième musée national après le musée du Louvre en 1793. Il a joué un rôle fondamental dans l’histoire de la redécouverte et de l’appréciation du patrimoine français. Fermé en 1816, les œuvres qu’il abritait sont actuellement conservées dans divers lieux en France (notamment au musée du Louvre) ainsi qu’à l’étranger. Le département des Arts graphiques du Louvre a sélectionné les plus belles vues du musée disparu tirées du très riche fonds de dessins donné par les héritiers d’Alexandre Lenoir. L’exposition présente le rôle pionnier qu’a eu Alexandre Lenoir, fervent défenseur du patrimoine, en tant que conservateur de musée et muséographe. Elle explore aussi l’implantation et l’histoire du musée des Monuments français, dont la présentation eut une influence notable sur la sensibilité et les arts de l’époque.
La visite de l’exposition se poursuit dans les salles du département des Sculptures, principal héritier de l’œuvre d’Alexandre Lenoir, et dans trois églises parisiennes, Saint-Roch, Saint-Eustache et Saint-Sulpice.

EVA JOSPIN – PANORAMA
Jusqu’au 28 août 2016
Cour Carrée du musée du Louvre

L’œuvre Panorama de l’artiste Eva Jospin est présentée au cœur de la cour Carrée. Le pavillon qui héberge le panorama est conçu comme une architecture artistique. Le côté minéral de la ville, du Palais et le décor du musée du Louvre se reflètent sur les parois en miroir du pavillon. À l’intérieur, le côté végétal du panorama renvoie à l’univers des forêts et des grottes.
Le Panorama de l’artiste se comprend dans la continuité des panoramas traditionnels qui, au XVIIIe siècle, ont connu un intérêt public croissant. Ce sont les précurseurs de spectacles en ville, de foires, de manèges et de cinéma, de toutes sortes de divertissements payants que la ville offre à ses habitants.

JR AU LOUVRE
Jusqu’au 27 juin 2016
Installation sur la pyramide du Louvre

Le travail artistique de JR s’adresse à un public qui dépasse les frontières du monde de l’art : il choisit de donner la parole à des personnalités très diverses. Pour la pyramide du musée du Louvre, l’artiste choisit de quitter son thème de prédilection, le portrait.
JR propose de faire disparaître la pyramide, en appliquant le principe de l’anamorphose. Selon le point de vue où on se situe, la pyramide se fond alors dans la continuité de la façade du palais du Louvre. Seule l’absence de couleur, l’artiste restant fidèle à sa pratique artistique en noir et blanc, permettra de discerner le leurre.
Parallèlement à la présence de l’œuvre de l’artiste sur la pyramide du Louvre, l’auditorium du musée a invité JR, pour le week-end du 28 et 29 mai 2016, à imaginer une proposition artistique pluridisciplinaire.

CHARLES LE BRUN : LE PEINTRE DU ROI-SOLEIL
Jusqu’au 29 août 2016
Louvre-Lens

Le peintre Charles Le Brun (1619-1690) est à l’honneur au Louvre-Lens. À l’instar de Delacroix pour le romantisme ou de Monet pour l’impressionnisme, Le Brun incarne, à lui seul, l’art d’une époque : le Grand Siècle. Fils d’un modeste sculpteur de pierres tombales, il fut Premier peintre de Louis XIV pendant près de 30 ans. On lui doit notamment le décor de la galerie des Glaces du château de Versailles.
Principal artiste de la seconde moitié du XVIIe  siècle français, il fut également directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de la Manufacture royale des Gobelins.
L’exposition du Louvre-Lens rend justice à son talent polymorphe qui s’exprime aussi bien dans le très grand format ‒ comme la tapisserie et les cartons à échelle du grand décor ‒ que dans des esquisses plus intimes qui mettent en valeur la justesse et l’émotion de sa touche qui restitue la variété de ses dons, la vivacité de son imagination et son talent d’organisateur.

Grands chantiers
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NOUVEL AMÉNAGEMENT DE L’ACCUEIL SOUS PYRAMIDE
À partir du 6 juillet 2016

Le musée du Louvre a entamé, en juin 2014, le plus important chantier de ces trois dernières années. Inaugurée en 1989, la pyramide d’I. M. Pei a été conçue à l’origine pour accueillir 4,5 millions de visiteurs par an. Vingt-cinq ans plus tard, la fréquentation du musée a plus que doublé. Le sous-dimensionnement des infrastructures d’accueil se traduit par de réels désagréments : files d’attente, nuisances sonores, difficultés à s’orienter. Afin d’y remédier, les espaces et les flux de visiteurs à l’intérieur et à l’extérieur de la pyramide ont été repensés. Les fonctions logistiques (billetterie, vestiaires, toilettes) ont été déplacées en périphérie de la pyramide. En s’inscrivant dans une démarche plus globale de valorisation des collections du Louvre, ce « projet Pyramide » vise à replacer le visiteur au centre du musée et de ses collections permanentes. Imaginé par les équipes du musée et l’agence d’architecture Search, il rend au hall Napoléon sa vocation de préparation à la visite ; ne touchant pas à l’architecture de l’édifice, il redonne également noblesse et sérénité à ce lieu emblématique.

PAVILLON DE L’HORLOGE. DÉCOUVRIR LE LOUVRE
À partir du 6 juillet 2016
Aile Sully

De la forteresse au musée, du donjon à la pyramide, 800 ans d’histoire ont façonné le palais du Louvre. 800 ans d’histoire qui sont à l’origine de la complexité de son plan, de la richesse de ses décors, de la variété de ses collections et de ses multiples missions. Le Pavillon de l’Horloge, situé au cœur du musée, présente cette riche histoire qui fait aujourd’hui l’identité et l’actualité du musée. Installé dans des espaces historiques rénovés, un parcours retrace, à l’aide d’œuvres emblématiques et d’outils de médiation renouvelés, la transformation du palais des rois de France en l’un des plus grands musées du monde. À l’entresol, dans les fossés médiévaux, sont illustrés l’évolution architecturale du Palais et le rôle qu’il a joué. Au premier étage, la Chapelle, créée pour les rois de France, montre la richesse des collections et l’histoire de leur constitution. Enfin, le second étage est consacré aux missions d’un musée du XXIe siècle et à l’actualité du Louvre aujourd’hui.

CENTRE DOMINIQUE-VIVANT DENON
À partir du 6 juillet 2016

En complément de l’ouverture du Pavillon de l’Horloge, le Centre Dominique-Vivant Denon, baptisé en hommage au premier directeur du Louvre (1802-1815), ouvre ses portes le 6 juillet 2016. Le Centre propose aux professionnels des musées, aux chercheurs, aux amateurs, mais aussi à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Louvre et les musées, l’accès à un riche fonds documentaire. Installé dans les anciens espaces de la Bibliothèque centrale des musées nationaux, son centre de ressources offre un agréable espace de lecture et de consultation au deuxième étage de la Porte des Arts, dans la cour Carrée. Le Centre Dominique-Vivant Denon a une double vocation car il contribue également au développement de la recherche produite par le musée. Ses domaines de référence portent sur le Louvre, son histoire, ses perspectives, sa place parmi les musées d’hier et de demain. Il conduit déjà des programmes sur les évolutions du musée en tant qu’organisation professionnelle et sociale ainsi que sur ses publics. Le Centre s’inscrit plus largement dans des partenariats avec d’autres institutions culturelles et académiques. Il accueille, dans la limite des places disponibles, des manifestations scientifiques et des événements réguliers, en lien notamment avec la programmation de l’auditorium du Louvre.

Calendrier prévisionnel des événements 2017
(Titres et dates d’ouverture sous réserve de modification)
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EXPOSITIONS

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Siècle d’or
22 février – 22 mai  2017 / HALL NAPOLÉON

Valentin de Boulogne (1591-1632)
22 février – 22 mai 2017 / HALL NAPOLÉON

Dessiner le quotidien en Hollande au Siècle d’or
22 février – 22 mai 2017 / ROTONDE SULLY SUD

Israël Silvestre (1621-1691)
mars – juin 2017 / ROTONDE SULLY NORD

François 1er et l’art des Pays-Bas
octobre 2017 – janvier 2018 / HALL NAPOLÉON 

Dessiner en plein air
octobre 2017 – janvier 2018 / ROTONDE SULLY

EXPOSITION-DOSSIER

Peintures du Siècle d’or hollandais
La collection de Tom Kaplan
février – mai 2017 / SALLES SULLY

MUSÉE DELACROIX

Maurice Denis et Delacroix.
De l’atelier au musée
mai – août 2017

LOUVRE-LENS

L’Histoire commence en Mésopotamie
2 novembre 2016 – 23 janvier 2017

Les frères Le Nain
22 mars – 26 juin 2017