17 octobre - 20 octobre 2019

La FIAC au Louvre

« Hors les murs »
Jardin des Tuileries - Domaine du Louvre
et au musée national Eugène-Delacroix
Parades for FIAC à l'auditorium du Louvre

 

La FIAC au Louvre
« Hors les murs »
Jardin des Tuileries - Domaine du Louvre
et au musée national Eugène-Delacroix
Parades for FIAC à l'auditorium du Louvre

Pour la quatorzième année consécutive le Louvre est heureux d’être l’un des partenaires privilégiés de la FIAC. Le Jardin des Tuileries – Domaine du Louvre, dans le cadre du « hors les murs » présente à ses millions de promeneurs un parcours d’œuvres à grande échelle, de sculptures et d’installations qui dialoguent avec le cadre prestigieux du jardin, des fontaines et des statues classiques et modernes. 
 
Le musée national Eugène-Delacroix participe pour la cinquième année consécutive au parcours hors les murs de la FIAC en accueillant les œuvres de l’artiste britannique Glenn Brown, du 10 octobre au 9 décembre.

Le musée du Louvre participe de nouveau au festival d’arts vivants Parades for FIAC avec une programmation de performances contemporaines. L’édition 2019 favorise la rencontre entre disciplines artistiques, notamment le dialogue entre la danse et l’espace du musée ainsi qu’une manifestation à l’auditorium.

DOMAINE NATIONAL DU LOUVRE ET DES TUILERIES 

Jean-Marie Appriou, Pierre Ardouvin, John Armleder, Katinka Bock, Alexander Calder, César, Mark di Suvero, Noël Dolla, Ida Ekblad, Sylvie Fleury, Romuald Hazoumè, Jenny Holzer, Richard Jackson, Alex Katz, Jonathan Meese, Matthew Monahan, Shana Moulton, Moataz Nasr, Younes Rahmoun, Stefan Rinck, Vladimir Skoda, Tomi Ungerer, Lois Weinberger.

MEMBRES DU COMITÉ DE SÉLECTION DES ŒUVRES PRÉSENTÉES DANS LES TUILERIES 

Dominique de Font-Réaulx (directrice de ladirectrice de la directrice de la Médiation et programmation culturelle, musée du Louvre), Quentin Bajac (directeur du Jeu de Paume), Claire Bessède (directrice du musée Eugène-Delacroix), Bernard Blistène (directeur du musée national d’art moderne), Cécile Debray (directrice du musée de l’Orangerie), Jean de Loisy (directeur de l’École nationale des beaux-arts), Guy Tosatto (directeur du musée des beaux-arts de Grenoble).
 

Jean-Marie Appriou 
Grotto, 2018
Jean-Marie Appriou est né en 1986 à Brest (France). Il vit et travaille à Paris. Cinq cyprès et quatre grottes en fonte d’aluminium créent un paysage mystérieux dans lequel les visiteurs pourront se perdre. Les œuvres d’Appriou font souvent référence aux symbolistes, mais ici il cite L’Ile des morts d’Arnold Böcklin où les cyprès portent le poids de l’espace entre la vie et la mort, entre la terre et le ciel. Dans les grottes, le temps se mesure par la calcification, cette lente collection d’expérience qui crée des formes. Dans les grottes d’Appriou, des mains humaines émergent et accomplissent un indicible rituel.

Pierre Ardouvin 
Qui sème le vent ?, 2019
Pierre Ardouvin est né en 1955 à Crest (France). Il cultive depuis les années 1990 une réflexion constante sur le vernaculaire utopique de la culture populaire et le sort de sa consommation rituelle des industries marchandes, des relations de classe et des identités. Il propose une œuvre sous la forme d’une question, une grande enseigne au lettrage de métal interrogeant les passants : « Qui sème le vent ? ». Les lettres sont animées et rendues vivantes par des petits pliages en origami argentés, brillant sous l’effet du vent constamment présent sur les larges allées qui bordent les Tuileries. Le moulin à vent devient ainsi un objet d’enchantement, de réminiscence de l’enfance, et nous renvoie à notre propre fragilité et à une époque troublée. Qui récolte la tempête ?

John Armleder 
Sans titre (Furniture sculpture – 3 chaises), 1985-2019 
John M. Armleder est né en 1948 à Genève où il vit et travaille. L’artiste propose une relecture de sa Furniture sculpture FS 85a, de 1985. Trois chaises sont suspendues en haut de trois arbres du Jardin des Tuileries. Ces œuvres sont fidèles à l’esprit de Fluxus ; une chaise perchée en haut d’un arbre bouscule le statut d’œuvre monumentale.

Katinka Bock
Parasite Fountain, 2017
Katinka Bock est née en 1976 à Francfort-sur-le-Main, (Allemagne). Elle vit et travaille à Paris et à Berlin. Parasite Fountain revisite la tradition des fontaines. L’artiste a sculpté un poisson-chat en bronze, qui est disposé au sommet d’une colonne et d’où s’écoule un filet d’eau. Katinka Bock détourne l’eau d’une fontaine principale pour créer une circulation entre la source d’eau et le poisson. La sculpture, qui rappelle plutôt une fuite d’eau, joue le rôle d’un parasite. L’eau circule d’un point à l’autre dans des câbles en plastique transparent. L’artiste s’intéresse au mouvement, à la circulation, à l’énergie et au pouvoir infini de l’eau qui s’évapore et remplit la fontaine par le processus naturel de la pluie. Présentée au Jardin des Tuileries, cette sculpture empreinte de poésie et d’humour est une présence atypique dans l’un des lieux les plus beaux et les plus incontournables de Paris.

Alexander Calder
Janey Waney, 1969 
Le sculpteur américain Alexander Calder (1898-1976) intitule sa pièce Janey Waney en hommage à Jane Holzer, top model américain des années 1960 et aujourd’hui collectionneuse d’art contemporain. L’actrice phare d’Andy Warhol avait vu une maquette de la pièce dans le studio de l’artiste et lui a suggéré d’en faire une version à grande échelle. Cette œuvre est en fait une combinaison des célèbres Stabiles et Mobiles de l’artiste. Janey Waney est surplombé d’un mobile en rotation sur 360 degrés et se distingue de la production de l’artiste car elle fait partie de ses premiers Stabiles rouges, qu’il développe dans les années 1970.

César
Pouce, 1998/2019
César est né en 1921 à Marseille, il est décédé en 1998 à Paris. Dès 1963, il travaille sur les possibilités de moulage d’empreintes corporelles. S’inspirant du pantographe (instrument traditionnellement utilisé pour agrandir une sculpture en respectant le détail de ses surfaces et ses proportions), il emprunte les possibilités que l’objet offre. Le Pouce est un fragment de réalité, il s’agit du pouce du sculpteur, symbole de la pratique et du travail manuel. César joue la rupture d’échelle, il donne à ce petit fragment anatomique les dimensions d’une sculpture, d’un monument. Il donnera naissance à une étrange famille de moulages corporels : poing, main, sein etc, déclinés à différentes échelles et dans différents matériaux. Le Pouce de César est une œuvre iconique de l’artiste présente dans de nombreuses collections institutionnelles ainsi que dans des espaces publics à travers le monde.

Mark di Suvero  
Nelly, 1986
Mark di Suvero est né en 1933 à Shanghai (Chine). L’artiste vit et travaille à New York et en Californie. Sa sculpture Nelly (1986) est composée de poutres croisées en acier reliées par une plaque d’acier coupée à la main et courbe. Après son exposition historique il y a plus de 40 ans, en 1975, au Jardin des Tuileries, di Suvero a présenté une série d’expositions organisées sur le territoire d’une ville, notamment à New York (1975), Stuttgart (1988), Nice (1991), Venise (1995) et Paris (1997).

Noël Dolla
Nymphéas Post-déluge II, 2019
« Tout est submergé, à la surface des eaux encore troubles, il ne reste que le regard inventif d’êtres libres, des hommes sans Dieu, des humains trop humains » Noël Dolla.
Noël Dolla est né en 1945 à Nice où il vit et travaille. Dans ses œuvres, il tente, depuis une trentaine d’années de répondre aux questions que pose la peinture et, plus particulièrement, la peinture abstraite. Noël Dolla se positionne avec conviction comme l’artiste de la conciliation du sujet pictural et du sujet social. Ses motifs sont souvent ramenés à l’essentiel, la ligne comme geste minimal de l’acte de peindre, le point comme origine. Ils se déclinent, envahissent parfois l’espace, le redessinent. Toute son œuvre est traversée par des signes (croix, point, trou…) qui sont manipulés, reproduits, triturés jusqu’à l’épuisement du motif. Pour cette œuvre, l’artiste immerge des centaines de parapluies de couleurs dans le bassin Octogonal. A proximité de l’Orangerie, cette installation est un hommage aux Nymphéas de Monet.

Ida Ekblad 
Turn Your Eyes to Sleep, 2019
Ida Ekblad est née en 1980 à Oslo (Norvège) où elle vit et travaille. Turn Your Eyes to Sleep est une porte grandeur nature fondue en bronze, fermée par un nœud cartoonesque flanqué de deux yeux hypnotiques. Les deux vautours posés au sommet reflètent les différents traitements de la structure texturée, qui offre des nuances du doré à des tons terreux, en passant par le cuivre. Outre une figure indistincte en bas à gauche, la porte est ornée de fleurs poétiques, de branches et de fragments qui font référence aux « dérives » d’Ekbald dans des espaces urbains. En combinant avec créativité culture populaire, histoire de l’art et vie quotidienne, l’œuvre révèle l’esprit expérimental de l’artiste et, par son titre, apparaît comme une invitation attirante et troublante vers le royaume de l’inconscient.

Sylvie Fleury 
Mushroom Autowave Rich-Gold Petzold silber F14, 2008 
Née en 1961 à Genève, Sylvie Fleury développe une œuvre se jouant de la mode, du luxe et du glamour et se réapproprie notamment des œuvres iconiques de l’histoire de l’Art (Piet Mondrian, Donald Judd, Jackson Pollock…) ainsi des objets de grande consommation. Mushroom Autowave Rich-Gold Petzold silber F14 (2008) fait partie de la série des Champignons réalisée par Sylvie Fleury à partir de 2003. Recouverts de peinture automobile métallisée, ces champignons agrandis nous transportent dans un univers onirique bousculant les codes. La peinture dorée irisée participe au principe de customisation que l’on retrouve dans le travail de l’artiste, le champignon est alors recouvert d’un maquillage luxueux, devenant un objet de désir.

Romuald Hazoumè 
Elf rien à foutre, 2005
Romuald Hazoumè est né en 1962 à Porto-Novo (Bénin), où il vit et travaille. Cette installation, une carcasse de Peugeot 504, chargée de nombreux bidons, semble s’encastrer dans le mur qui la soutient. Elle évoque le trafic illicite d’essence frelatée du Nigéria appelée « Kpayo » qui fait vivre le Bénin. « Pendant longtemps, la meilleure voiture pour transporter les bidons c’était la Peugeot 504 ! » confie Romuald Hazoumè. L’ensemble des bidons de cette installation sont marqués de formes géométriques, les marques de propriété de leur contenu, conformes aux croyances et au vaudou du propriétaire de la cargaison. Romuald Hazoumè soulève l’ensemble des aspects de cette économie parallèle dans ses installations, photographies et sculptures, politiques et engagées.

Jenny Holzer
IN FUGA, 2019                      LA GIOIA, 2019
LA COSCIENZA, 2019          Survival: It is in your self-interest…, 2015
DORMO, 2019
Jenny Holzer est née en 1950 Gallipolis (Ohio – USA), elle vit et travaille à New York. Pendant plus de quarante ans, elle a présenté ses idées acides, ses argumentaires et ses chagrins dans des lieux publics et des expositions internationales, dont : le World Trade Center, la Biennale de Venise, les Musées Guggenheim de New York et Bilbao, le Whitney Museum of American Art et le Louvre Abu Dhabi. Son medium, qu’il prenne l’apparence d’un T-shirt, d’un banc de pierre ou d’un panneau LED, est l’écriture. La dimension publique est intrinsèquement liée à la présentation de son travail. Créés pour son exposition récente au GAMeC de Bergame, (Italie), les quatre bancs courbes en marbre Versilys Gold présentés ici sont gravés avec des fragments de textes d’auteurs que Holzer admire : Patrizia Cavalli, Pier Paolo Pasolini et Wisława Szymborska. Le banc en marbre blanc de Carrare comprend une ligne provenant d’une série de textes de l’artiste, Survival. Ensemble, les bancs représentent à la fois un point d’observation et un lieu de repos : un espace pour lire, faire des rencontres, réfléchir et peut-être commencer à agir.

Richard Jackson 
Sculpture Beer Head Bear, 2005
Richard Jackson est né en 1939 en Californie (USA), où il grandit et étudie l’art et la sculpture (UCLA). Son œuvre, variée et touchant à différents médiums, en a fait l’un des artistes majeurs de son époque. La peinture fait partie intégrante de son art, en ce qu’elle est à la fois le matériau et le champ d’expression privilégié. Il repousse les limites du simple cadre, faisant fi des conventions. Il mêle ainsi le mouvement de l’expressionnisme abstrait avec celui de l’action painting, réalisant autant de performances que de créations in situ. Ses sculptures suivent ce principe d’utilisation détournée de la peinture : il conçoit des animaux dans lesquels il fait entrer et sortir de la peinture, par l’intermédiaire de tuyaux, d’entonnoirs ou d’orifices. La sculpture Bear Head Beer devient alors une fontaine imagée, par laquelle peuvent jaillir des émotions ou des idées. De manière générale, l’œuvre de l’artiste est «décomplexée», ludique, et toujours libérée.

Alex Katz 
Chance, 2016
Alex Katz est né en 1927 à Brooklyn. Il vit et travaille à New York (USA). Chance, réalisée en 2016, est une « sculpture découpée » qui présente un groupe de trois baigneuses. Il s’agit d’une sculpture sans relief, faite de porcelaine émaillée et montée sur une base polie et inoxydable. L’image de ces trois baigneuses jouant avec une balle de plage souligne l’engagement de l’artiste pour une esthétique plate et propre, ce pourquoi Alex Katz est reconnu. L’œuvre est installée dans l’une des fontaines principales du Jardin des Tuileries dans le but de jouer avec la perspective et l’alignement ornemental du jardin. La présentation de ce projet fait suite à la récente exposition de l’artiste au Musée de l’Orangerie dans laquelle il a présenté des œuvres en dialogue avec les Nymphéas de Monet.

Jonathan Meese 
Mama Johnny (Noel Coward is Back), 2005
Jonathan Meese est né en 1970 à Tokyo et vit à Berlin. Il s’inscrit dans l’histoire des peintres qui ont aussi été sculpteurs, comme l’était Willem de Kooning qui a inspiré cette évolution dans l’art de Meese. Les sculptures en bronze qu’il a créés depuis l’été 2003 peuvent être considérées comme des idoles. Leurs titres sont inspirés par de grands personnages de l’histoire, de la mythologie et de la culture, récurrents dans le travail de Meese. Par contraste, les représentations en bronze, dans la modalité plastique de leur apparence, stabilisent la figure et la forme. Mama Johnny (Noel Coward is back) est une référence à l’écrivain et peintre Noel Coward, mais aussi à la mère de l’artiste. Le personnage représenté est une référence au Colosse de Rhodes, considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique.

Matthew Monahan 
Pushing Up The Daisies, 2019
Matthew Monahan est né en 1972 à Eureka (USA). Il vit et travaille à Los Angeles, États-Unis. Pushing Up The Daisies (qui signifie « manger les pissenlits par la racine ») combine plusieurs aspects de la pratique de Matthew Monahan. Des élégants masques pliés en bronze poli au moulage d’une figure en cire pliée allongée sur une dalle, cette œuvre occupe à la fois un espace positif et négatif. Présenté comme un enterrement en surface, Pushing Up The Daisies est une variation moderne sur un motif classique présentée avec des éléments sculpturaux et architecturaux qui informent l’expérience de celui qui contemple.

Shana Moulton 
Reaching through the cosmic sphere, 2019
Shana Moulton est née en 1976 à Oakhurst (USA). À travers la vidéo, l’installation et la performance, l’artiste construit un univers unique mêlant spiritualité et consumérisme. Depuis 2002, Shana Moulton poursuit l’exploration de son alterego Cynthia, dans le secret de son espace domestique. Ce personnage éthéré crée des portails, des connections insoupçonnées entre plusieurs dimensions, lieux et moments de sa vie. La sculpture Reaching through the cosmic sphere, représente une main au creux de laquelle s’inscrivent les noms des différentes lignes utilisées en chiromancie. Au sommet de chaque doigt se hissent des objets emblématiques du personnage de Cynthia, symboles du conflit qui se joue en elle entre spiritualité et consommation.

Moataz Nasr 
Sun Boat, 2018 
Moataz Nasr est né en 1961 à Alexandrie (Égypte). Il vit et travaille au Caire. L’œuvre Sun Boat est constituée de 350 pelles à pain / pagaies attachées les unes aux autres. Ce cercle infini est la représentation d’une humanité en mouvement permanent. L’œuvre fait écho à la crise migratoire et aux déplacement continus des êtres humains. Ce dernier précise : « Les habitants de l’Égypte antique ont émigré de cette vie vers la vie éternelle à l’aide de barques solaires et de grandes pagaies. Dans ce travail, je visualise l’essence de ce mouvement humain à l’aide de pelles à pain, qui, par un concours de circonstances, sont presque identiques aux pagaies.»

Younes Rahmoun
Manzil-Markib, 2019
Younès Rahmoun est né en 1975 à Tétouan (Maroc), où il vit et travaille. Manzil-Markib se construit autour de deux thématiques récurrentes dans son œuvre qui revêtent un sens profond : la forme n’est que le contour de l’âme. La sculpture se compose d’une structure en forme de maison et d’une barque en cuivre poli. Symbole du voyage physique, la barque stylisée—qui rappelle la position de méditation du lotussignifie également un voyage intérieur. À l’origine de ces motifs se trouvent une approche spirituelle du monde, et l’enfance de l’artiste. Il projetait d’être un grand voyageur en quête d’un lieu idéal. Toute son œuvre tente de révéler que « si ce paradis existe, il se trouve quelque part chez moi, dans mon pays, dans ma ville, dans ce petit refuge, ici, quelque part dans mon cœur. ».

Stefan Rinck
Fate – Up against Your Will, 2019
And you smiled for a second, 2019
Stefan Rinck est né en 1973 à Hambourg, il vit et travaille à Berlin (Allemagne). Les Crocodiles de l’artiste viennent de très loin, à la fois de couches géologiques profondes et de mythes très anciens. Tout d’abord, ils sont sculptés dans une pierre volcanique datée du Permien, la période qui a vu apparaître la famille des lézards. Ensuite, le crocodile, animal autant fascinant que redouté, constitue le sujet de nombreuses légendes, que l’on songe à Crocodilopolis, ville de l’Égypte antique vénérant le dieu à tête de crocodile Sobek, ou au cruel empereur romain Héliogabale qui élevait un crocodile. À travers ce sujet et sa traduction en une pierre primitive, Stefan Rinck entrelace des récits de diverses origines et suggère une relecture du monde et des temps à l’échelle géologique.

Vladimir Skoda 
Chasseur de fontaine, 2019
Vladimir Skoda est né en 1942 à Prague (République tchèque). Il vit et travaille à Paris. Évidente mais infiniment complexe, la sphère est au centre de ses recherches : simple, pure, elle symbolise pour Vladimir Skoda la forme parfaite. Cette sculpture est une contreproposition au jet d’eau classique. L’artiste se sert du jet d’eau traditionnel pour le briser dans son élévation. L’eau se fractionne à la présence de la sculpture. L’œuvre, réalisée en tôles d’acier inoxydable, est perforée d’ouvertures circulaires qui lui donnent à la fois légèreté et densité visuelle.

Tomi Ungerer
Army of Shovels, 2018
Tomi Ungerer est né en 1931 à Strasbourg (France). Il est décédé en 2019 en Irlande. Reconnu internationalement pour ses livres d’illustrations, il a toujours développé un travail sculptural de manière parallèle, jouant avec des objets trouvés ou nouveaux dans le même esprit que dans ses dessins. Ainsi pendant plus de trente ans, il a travaillé avec les pelles, comme artiste mais aussi comme fermier. Comme artiste, toute pelle pouvait dans ses mains prendre une identité nouvelle et individuelle ; être transformée en œuvre d’art. Pour ce projet original, Tomi Ungerer a fouillé dans ses souvenirs d’enfance pendant la deuxième guerre mondiale, créant une armée mobile de pelles identiquesl’individu qui se fond dans la massequi peuvent être ordonnancées en différentes configurations militaires pour envahir, avec humour, les Tuileries.

Lois Weinberger 
Garden, 2019
Lois Weinberger est né en 1947 à Stams (Autriche). Il vit et travaille à Vienne et Gars am Kamp (Autriche). L’œuvre Garden est composée de huit portes qui délimitent un enclos au sein duquel de la terre végétale abandonnée aux aléas du temps et de la faune deviendra le territoire d’une végétation spontanée. La porte est depuis toujours un symbole aux interprétations multiples, passant du mystique au grivois, du magique au politique. Elle nous laisse ici au seuil de deux mondes qui sont le présage du passage d’un état à un autre. Ainsi fermé par des portes, l’enclos de ce jardin, où aucune intervention humaine ne viendra perturber le cours d’une nature paradoxalement libérée, nous questionne sur la condition de la société humaine et de ses rapports à l’élément naturel.

AU MUSÉE NATIONAL EUGÈNE-DELACROIX

Pour la cinquième année consécutive, le musée national Eugène-Delacroix participe au parcours hors les murs de la FIAC en accueillant les œuvres de l’artiste britannique Glenn Brown. 
Du 10 octobre au 9 décembre, Glenn Brown présente des œuvres inédites dans l’atelier du peintre Eugène Delacroix, avec une insistance sur le dessin, ainsi qu’une sculpture grand format inspirée notamment par Delacroix. Partageant avec lui son engagement pour le dessin, Glenn Brown ne cesse d’avoir recours à cette forme d’expression depuis 2013, qu’il considère comme un medium artistique à part entière. Dans ses dessins caractérisés par leurs couches multiples, leurs formes fluides et leurs lignes énergiques, l’artiste britannique arrive à saisir tout le potentiel et la liberté qu’offre ce medium. Travaillant à des sujets nobles tels que le portrait et la nature, thèmes également explorés par Delacroix, Glenn Brown transpose l’œuvre de son prédécesseur dans son propre langage artistique, complexe et unique.
Rencontre avec Glenn Brown le 14 novembre 2019, dans l’atelier d’Eugène Delacroix
Musée national Eugène-Delacroix 
6 rue de Fürstenberg, 75006 Paris 
Renseignements : musee-delacroix.fr
Tél. : + 33 (0)1 44 41 86 50.

AUDITORIUM DU LOUVRE – PARADE FOR FIAC

Andrea Bettinetti
Cy Dear, 2018 (It., 92 min. VOSTF) 
Cy Twombly (1928-2011) fut à la fois peintre, dessinateur, sculpteur et photographe. Pour souligner ce qui aurait été son 90e anniversaire en 2018, ce documentaire rend hommage au créateur prolifique américain, qui créa pour le Louvre le plafond de la Salle des bronzes antiques.
Réalisé par Andrea Bettinetti
Produit par Michele Bongiorno, Good Day Films & Sky Arte
Vendredi 18 octobre, à 19h30. Avant-première française.
Musée du Louvre, Auditorium

Kim Gordon & Dimitri Chamblas
En coproduction avec le musée du Louvre
Chorégraphe, danseur, commissaire d’exposition et doyen de CalArts, Dimitri Chamblas s’allie avec Kim Gordon, « l’une des femmes les plus audacieuses du rock » selon le New Yorker, artiste visuelle, pour une performance intime et expérimentale entre musique et mouvement. Les deux artistes invitent les spectateurs à explorer l’environnement dans lequel a lieu la performance et à s’engager dans un voyage dont on ne connaît pas encore la fin. « Je suis à l’envers mais ma guitare posée au sol émet encore du son les lumières sont troubles alors que Dimitri me fait tourner, et j’essaye de ne pas penser et seulement de continuer, en suivant le courant, mais je sens aussi le besoin de déranger tout ça. Nous sommes à l’intérieur, vous, le public êtes à l’extérieur et nous bougeons les uns vers les autres et c’est fini. » Kim Gordon 
Samedi 19 octobre, à 19h.  
Musée du Louvre, Salle 800

François Chaignaud & Cecilia Bengolea
En coproduction avec le musée du Louvre 
Cecilia Bengolea et François Chaignaud utilisant la vidéo, le chant, la contorsion, la danse, confrontent leurs pratiques et expressions et imaginent une expérience inédite pour la cour Khorsabad. Les créatures chimériques qui entourent la salle—à la fois taureaux, aigles et hommes—sont les interlocuteurs idéaux pour leurs recherches autour des danses et musiques spirituelles, animistes et magiques. Des mésopotamiens, aux visionnaires rhénanes du XIIe  siècle, jusqu’aux virtuoses du dancehall jamaïcain, c’est le chant et la danse de l’aigle qui relieront ces langages—dont la beauté, autant que le déracinement, émeut et interroge. 
Samedi 19 octobre, à 20h.  
Musée du Louvre, Cour Khorsabad, Passage Richelieu

Rachid Ouramdane 
Danseuse: Lora Juodkaite 
Musicien : Jean Baptiste Julien 

A côté du réel, 2019 (20 min)
En coproduction avec le musée du Louvre
Lora Juodkaite, danseuse de longue date au côté de Rachid Ouramdane, est connue pour sa pratique vertigineuse et exceptionnelle de la giration, un tournoiement qui l’accompagne depuis l’enfance comme un rituel quotidien et qui la met dans un état second. Rachid Ouramdane utilise régulièrement ce mouvement intrigant et hypnotique pour plonger les spectateurs dans un état particulier et leur faire redécouvrir et contempler des lieux par le filtre de ce rituel auquel ils assistent. De ces mises en situation, que Rachid Ouramdane propose à Lora Juodkaite, jaillissent systématiquement une expérience d’une étrangeté irréductible et un sentiment de complicité avec ce que traverse cette femme. A côté du réel, performance basée sur ce tournoiement hors normes, révèle en creux le besoin vital et urgent de pratiquer ce mouvement répétitif faisant la démonstration, s’il en est besoin, de la façon dont nos gestes racontent toujours un peu qui nous sommes. 
Dimanche 20 octobre, à 14h.  
Musée du Louvre, cour Marly,
Passage Richelieu

LE CENTRE DOMINIQUE-VIVANT DENON 
Pendant la FIAC 2019, Le Centre Dominique-Vivant Denon propose un vendredi vivant Denon consacré à La sculpture contemporaine au jardin des Tuileries et ses enjeux muséographiques.

Emmanuelle Héran, conservatrice en chef, responsable des collections des jardins, musée du Louvre, dialoguera avec  Philippe Bettinelli, conservateur, responsable de la collection art public, Centre national des arts plastiques.

Depuis 2005, le jardin des Tuileries a été confié au musée du Louvre par le ministère de la Culture pour en assurer la préservation et le développement. Il entre donc dans ses attributions d’exposer un riche patrimoine statuaire qui compte une trentaine d’œuvres modernes et contemporaines parmi les plus grands noms de la sculpture du XXe siècle. Elles firent l’objet de campagnes d’installation successives entre 1998 et 2000. Depuis 2006, le jardin conforte la présence de l’art contemporain au jardin en  accueillant  chaque année la FIAC hors les murs. (Emmanuel Héran, Au jardin des Tuileries– Hier et aujourd’hui. Guide du promeneur, Somogy, musée du Louvre éditions, Paris, 2016)

Vendredi 18 octobre, 17h et 18h15
Accès Cour carrée, Porte des arts

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
Inscription à centre-vivant-denon@louvre.fr

 
AU MUSÉE DU LOUVRE                                                                                                              
A VOIR                                                                                                                                           
L’installation La Rose du Louvre de Jean-Michel Othoniel est présentée dans la cour Puget jusqu’au 24 février 2020.                                                                                                                
PROCHAINEMENT                                                                                                                        
L’exposition Soulages au Louvre, qui se tiendra du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020 dans le Salon Carré du musée du Louvre rend hommage à l’un des plus grands artistes français de notre temps, à l’occasion de son centième anniversaire.                                                               

 
INFORMATIONS PRATIQUES
JARDIN DES TUILERIES  – DOMAINE DU LOUVRE
Horaires : Tous les jours de 7h à 19h.
Entrée libre.
AUDITORIUM DU LOUVRE
Réservations : sur place, au 01 40 20 55 00 ou sur fnac.com. 

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