14 décembre 2020

Le Louvre chez vous (saison 2 semaine 6)

 

Le Louvre chez vous (saison 2 semaine 6)

Les musées restent fermés quelques semaines supplémentaires. C’est le moment de mettre son temps à profit pour découvrir la programmation de l’auditorium du Louvre.
Retrouvez les conférences d’histoire de l’art et les concerts en direct sur la chaîne YouTube du Louvre !

 

EN DIRECT de l’Auditorium du Louvre

Lundi 14 décembre à 12h30 
Présentation de l’exposition « Un duel romantique. Le Giaour de Lord Byron par Delacroix » par Claire Bessède, directrice du musée national Eugène-Delacroix, et Grégoire Hallé, directeur du musée des Beaux-Arts de Draguignan.
L’exposition « Un duel romantique. Le Giaour de Lord Byron par Delacroix » aurait dû ouvrir le 18 novembre 2020 au musée national Eugène Delacroix. Elle y sera présentée jusqu’au 8 mars 2021.
Tout au long de sa carrière, Eugène Delacroix puise son inspiration dans les romans et poèmes de l’écrivain britannique Lord Byron, le tableau La Mort de Sardanapale, conservé au musée du Louvre, en étant le plus célèbre exemple. Fasciné à la fois par l’Orient et par l’Angleterre, Delacroix trouve dans l’œuvre byronien des sujets à sa mesure. Leur fascination commune pour la Grèce et son histoire fait naître chez Delacroix en 1824 l’envie de représenter sur ses toiles l’un des poèmes de Lord Byron : Le Giaour, fragment d’un conte turc, publié en 1813. Entre histoire d’amour, de trahison et de vengeance, ce poème narre le conflit entre le riche Pacha Hassan et le Giaour, un Vénitien amoureux d’une des esclaves du harem d’Hassan. Pendant plus de vingt-cinq ans, Eugène Delacroix va s’appuyer sur ce texte pour produire de nombreuses œuvres — des esquisses, des peintures, une lithographie — représentant l’univers du poète britannique, ou s’en inspirant. 
https://youtu.be/NP_GukUPRsA

Mercredi 16 décembre 
Journée de la recherche au musée du Louvre
Voulue comme un rendez-vous annuel, la Journée de la recherche au musée du Louvre est l’occasion de présenter la recherche spécifique menée dans un musée comme le Louvre. En 2020, cette journée est placée sous le signe de l’apport des archives et de la documentation dans les études sur les provenances.
Détail du programme sur https://www.louvre.fr/journee-annuelle-de-la-recherche-2020

Matinée (10h – 12h30) : LES ACQUISITIONS DU LOUVRE DE 1933 A 1945
La présence dans les institutions culturelles de biens culturels spoliés à des familles juives pendant la Seconde Guerre mondiale demeure un sujet sensible. 80 ans après les spoliations, la recherche de provenance progresse, chacun pistant les biens spoliés, s’interrogeant sur l’origine de certaines œuvres au parcours douteux, sur l’identification des certains intermédiaires.
https://youtu.be/lWtTqqNF-IQ 

Après-midi (14h30 – 17h30) : CONTEXTES DE DECOUVERTE / CONTEXTES DE CREATION
Les projets de recherche menés sur les collections archéologiques passent par un dépouillement systématique de fonds d’archives et documentaires (photographies, carnets de fouilles, lettres, …) parfois dispersés mais qui en les réunissant et les réinterprétant offrent de nouvelles perspectives de compréhension du site fouillé et du contexte de découverte des œuvres conservées.
De même, c’est en nous appuyant sur les documents écrits parvenus jusqu’à nous (archives, testaments, contrats, publications, …) que sortent de l’anonymat des artistes oubliés et que se révèlent à nos yeux des foyers de création.
https://youtu.be/P6FkdqX2MlM 

Jeudi 17 décembre à 12h30 
Conférence « La propriété des dieux de Mari : Matérialiser le sentiment religieux au 3e millénaire avant notre ère » par Sophie Cluzan, conservateur général au département des Antiquités orientales du musée du Louvre
Fouillé depuis 1933, le site archéologique de Mari permet d’explorer l’univers religieux des premiers royaumes historiques du milieu du 3e millénaire avant notre ère. Fondée en un endroit stratégique du cours de l’Euphrate, Mari rayonne dans le monde syro-mésopotamien tant par sa puissance géopolitique que par son développement culturel et artistique. Les temples de la ville y sont les réceptacles de dons, de véritables trésors, propriétés des dieux. 
La conférence explorera la composition de l’inventaire des temples de la ville tels qu’ils nous sont parvenus, pour se consacrer plus particulièrement à la représentation et la présentation de soi-même. Plus que tout autre royaume de la période, par la quantité et les qualités des statues offertes dans ses temples, Mari permet d’éclairer la manière dont l’ordre du monde est vécu.
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de récents travaux de recherche, réalisés grâce à un programme construit en collaboration avec la mission archéologique de Mari. Aménagée en 2019, une nouvelle salle du parcours du département des Antiquités orientales (salle 234) reflète ces études et le rôle joué par le Louvre sur ce site emblématique depuis les origines.
https://youtu.be/7Y2hxAeCV14 

Vendredi 18 décembre à 12h30 
Concert « Un violon en Italie » 

Kirill Troussov, violon
Alexandra Troussova, piano
Ferruccio Busoni, Sonate pour violon et piano n°2 en mi mineur opus 36a et Sonatina super « Carmen » pour piano BV 284, César Franck, Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8, Giuseppe Tartini / Fritz Kreisler, Sonate en sol mineur « Le Trille du diable », Tomaso Antonio Vitali (attrib.), Chaconne en sol mineur
Italien de naissance et de cœur, mais esprit encyclopédique et universel, Ferruccio Busoni demeure encore méconnu de nos jours. Pianiste virtuose, professeur recherché, maître du contrepoint et même philosophe de la musique, il nous laisse une œuvre immense, dont seules ses transcriptions de pages de Bach figurent parfois à l’affiche des concerts. Sommet de sa production chambriste, la Sonate pour violon et piano n° 2 est un chef-d’œuvre que Kirill Troussov et sa soeur Alexandra Troussova nous invitent à redécouvrir.
Inspirée selon la légende par une visite nocturne du diable, la célèbre sonate de Tartini complète ce programme aventureux avec un autre cheval de bataille de bien des violonistes, une chaconne écrite dans le style du compositeur Vitali et que l’on doit plus certainement au talentde Ferdinand David, créateur du Concerto pour violon n°2 de son ami Mendelssohn.
https://youtu.be/1PpSnDJGrLs