3 juillet 2019 - 6 janvier 2020

L’Officine Universelle Buly au Louvre, 
du musée au parfum 

 

L’Officine Universelle Buly au Louvre, 
du musée au parfum 

L’Officine Universelle Buly et le musée du Louvre invitent les grands « nez » français issus d’illustres maisons de parfums à concevoir une collection exceptionnelle. Tous relèvent un passionnant défi : imaginer et créer, pour la première fois dans l’histoire de la parfumerie française, l’odeur d’un chef d’œuvre universel de la peinture et de la sculpture pour lui donner vie par le parfum. Cette gamme originale et inédite sera présentée dans la boutique éphémère du musée, nichée à l’étage inférieur de la Pyramide, allée du Grand Louvre. 
Du 3 juillet 2019 au 6 janvier 2020, l’Officine Universelle Buly investit cet espace à la manière d’un cabinet de curiosités grandeur nature, dans une mise en scène originale.

Huit chefs-d’œuvre, huit senteurs emblématiques

La Baigneuse de Jean-Auguste-Dominique Ingres 
interprétée par Daniela Andrier (Maison Givaudan)

 
Pensionnaire à Rome, Ingres envoya à l’Académie de Paris cette étude de nu grandeur nature pour témoigner de ses progrès : dépourvu de contexte narratif, sans visage ni rigueur anatomique, ce tableau poétique et délicat déconcerta. L’artiste était très attaché à ce motif qu’il réutilisa par la suite. 
L’interprétation parfumée : écorces de citronnelle de Java tempérées de Néroli. La fraîcheur du lavandin et de la fleur d’oranger se lie dans un bouquet d’iris, d’encens et de patchouli.
« Mon parfum évoque non pas cette femme, mais ce tableau dans sa globalité. Parce que la baigneuse est de dos, ce n’est pas une femme précise, mais toutes les femmes. Cette nudité est voluptueuse, ni indécente, ni déballée. La grâce jusqu’au moment du bain avec ce turban. Le lin frais à une odeur sur laquelle elle est assise. L’eau avec ce robinet… toutes ces évocations picturales sont extrêmement concrètes olfactivement ». 
 
Conversation dans un Parc de Thomas Gainsborough 
interprétée par Dorothée Piot (Maison Robertet)

 
Ce double portrait d’un couple engagé dans une conversation est un exemple remarquable du genre typiquement anglais de la conversation piece. L’artiste et son épouse sont représentés avec les vêtements élégants et les attitudes des classes les plus privilégiées.
L’interprétation parfumée : ronde florale de menthe poivrée, bergamote et essence de rose.
« J’ai aimé cette toile, c’est une scène assez tendre, dans un décor bucolique, une toile gracieuse. Le parc, végétation assez dense, avec cette rose et cet environnement emprunt de fraîcheur. Des roses non épanouies, mais en pétales. Cette dame, y figurant, est délicatement parfumée ». 
 
La Victoire de Samothrace 
interprétée par Aliénor Massenet (Maison Symrise)

 
Le monument de la Victoire de Samothrace date de l’époque hellénistique (3e-1er siècle av. J.-C.). Les sculpteurs grecs se démarquent alors de la tradition classique et changent leur façon de concevoir les sculptures en prenant en compte l’espace tridimensionnel dans lequel elles s’intègrent. Ainsi, à Samothrace, ce n’est pas de face mais de trois-quarts à gauche que l’on pouvait véritablement apprécier la composition du monument, constitué d’une base monumentale en forme de navire sur laquelle se pose la déesse Niké (Victoire). C’est pour cette vue de trois-quarts qu’ont été conçus la large enjambée de la déesse exprimant la force de son mouvement, le déploiement des ailes vers l’arrière ou encore la disposition sophistiquée des draperies.
L’interprétation parfumée : la profondeur de la myrrhe s’entoure de bergamote et d’essence de jasmin. Magnolia et rose se lient délicatement à la tubéreuse.
« Olfactivement cette œuvre représente un bouquet floral, composé de fleurs méditerranéennes (jasmin, fleur d’oranger, rose, magnolia), sans oublier un côté marin et salé car, cette femme se trouve sur une croupe de bateau (bois et myrrhe). Elle est puissante par son drapé, cette force féminine, la Grèce, les ailes, l’envol vers un 7e ciel ».
 
La Nymphe au scorpion de Lorenzo Bartolini 
interprétée par Annick Ménardo (Maison Symrise)

 
Un des phares du Salon de 1845, la Nymphe au scorpion fut élaborée plusieurs années auparavant. Mais il est difficile de donner une date exacte à cette création. Une solide analyse de l’élasticité d’un corps féminin, mise en valeur par l’extrême délicatesse du travail du marbre en parfait état de conservation, est ici animée d’un pur visage au graphisme toscan. Le scorpion apparaît clairement sur la terrasse et la jeune fille nue touche son pied à l’emplacement de la piqûre. Ce geste et la très légère ouverture de la bouche sont les seules manifestations de la douleur que se soit permis Bartolini.
L’interprétation parfumée : quintessence de jasmin et d’héliotrope relevée de notes musquées et amandées.
« J’ai tout de suite pensée à un arbre blanc, lisse poli, avec, en illustrations, des notes aldéhydées (mandarine, aux connotations juvéniles), notes métalliques (coriandre) et grand musc pour sa jeunesse de nymphe.  Pour simuler le poison du scorpion, j’ai utilisé de l’amande amère, côté cyanhydrique, qui confère un subtil côté toxique ». 
 
Saint Joseph charpentier de Georges de la Tour 
interprété par Sidonie Lancesseur (Maison Robertet)

 
La Tour éclaire la scène à la chandelle, accentuant l’intimité et la douceur du moment qu’il représente. La lumière fait ressortir les rides de Joseph, rougeoyer les doigts et rayonner le visage enfantin de Jésus, évoquant ainsi sa nature divine.
L’interprétation parfumée : Quaternaire rafraîchissant de bois, baies roses, verveine et cèdre.
« J’ai tout de suite su ce que je voulais reproduire en odeur face à cette peinture. Je voulais à la fois créer un parfum très boisé, chaud pour reproduire le côté sombre et en même temps cette innocence telle une vibration pour reproduire cette lumière incroyable. Je voulais vraiment que ce parfum soit contrasté comme la peinture peut l’être, avec un effet chaud, ambré et une note plus fusante ».
 
 La Vénus de Milo 
interprétée par Jean-Christophe Hérault (Maison IFF) 

 
Découverte en avril 1820 à Mélos (ou Milo) dans l’archipel des Cyclades en Grèce, cette statue représenterait Aphrodite, déesse de l’Amour que les Romains appelaient Vénus. Chef d’œuvre de la sculpture grecque en marbre réalisé par un sculpteur resté anonyme, la Vénus de Milo est datée vers – 120 avant J-C.  La perte des bras et l’absence d’éléments distinctifs ne permettent pas d’être certain de l’identité de la déesse représentée : ce pourrait être également Amphitrite, déesse de la mer, particulièrement vénérée à Milo.
L’interprétation parfumée : parfum intense de mandarine lié à la délicatesse du jasmin. Une brassée enivrante de notes ambrées et boisées.
 « J’ai imaginé la Vénus comme un parfum floral. C’est un éloge de la féminité. Elle représente la déesse de l’amour. Son corps féminin est volontairement mis en avant. D’un côté un bouquet de notes florales et en même temps, il s’agit de marbre : matière froide, pause hiératique, pas d’expression de visage. J’ai donc tenté de retranscrire ce sentiment en parfum avec une structure ambrée, boisée, moderne ».
 
La grande odalisque de Jean-Auguste-Dominique Ingres 
interprétée par Domitille Michalon-Bertier (Maison IFF) 
 

Ce nu grandeur nature est la représentation imaginaire de l’esclave d’un sultan ottoman. Par son attitude sereine et sa peau veloutée, elle est l’héritière des Vénus peintes à la Renaissance à Venise. Ingres consacre ses soins à la pureté des lignes, s’émancipant de toute vérité anatomique.
L’interprétation parfumée : accords d’encens et de poivre rose rehaussés de notes musquées intenses.
« La Grande Odalisque symbolise toute la beauté, tout l’esthétisme. Il y a à la fois cette peau qu’on voit parce qu’elle est complétement dénudée et tous ces tissus très riches, très lourds. Tout cet orientalisme qui est très subjectif ».
 
Le Verrou de Jean-Honoré Fragonard 
interprété par Delphine Lebeau (Maison IFF) 
 

Simple scène de genre dans l’esprit grivois de l’époque du roi Louis XV (1715-1774) ou tableau d’histoire moralisant ? Le tableau représente l’amour profane, opposé à l’amour sacré de son pendant. Sa facture lisse et l’usage d’un puissant clair-obscur marquent un tournant dans le style de Fragonard.
L’interprétation parfumée : fleur de lys triomphante sur lit impérial musqué.
« Ce qui m’a semblé intéressant c’était ce côté « odeur de l’interdit », un peu scandale, à la limite du sulfureux. Ça entraîne tout un tas d’associations d’idées qui olfactivement se traduisent par le lys, la pomme et la châtaigne. Le lys était évident avec son côté très capiteux, très chaud. La fleur du scandale : un côté floral féminin et un côté épicé ». 
 

Huit senteurs emblématiques déclinées dans une collection exclusive  
 
Eau triple
L’invention du premier parfum de peau à l’eau. La formulation sans alcool révèle toute l’intensité de la senteur. 
 
Bougies odoriférantes en Terrazzo alla Veneziana
Des objets somptueux et durables, composés de cire végétale parfumée. 
 
Alabastres parfumées

Dans un écrin de porcelaine, une pierre volcanique diffuse intensément et à froid les senteurs. 
 
Feuille de savon parfumée
Cette fine feuille de papier saponifiée se dissout au contact de l’eau. 
 
Cartes postales parfumées
Les œuvres du Louvre réinterprétées et délicatement parfumées.
 

Une boutique unique sous l’une des alvéoles du Louvre

L’Officine Universelle Buly au Louvre fige le temps d’une échoppe de souvenirs muséaux du XIXe siècle.
Préservé à travers les époques, l’espace fait figurer des murs marqués par le passage du temps – peintures disparates, traces de cadres – dont l’ambiance méprend le visiteur sur la nouveauté du lieu. Les feuilles de parquets à la Versailles enchevêtrent losanges et diagonales boisées selon les codes de l’ébénisterie traditionnelle. Protocoles enchanteurs et service à la française surviennent depuis une Loge de Caisse. Nichée en arrondi, elle devient comptoir de commande à part entière, où chaque désir se voit réalisé avec prestance et mesure.
 
À propos de l’Officine Universelle Buly
 
Avec audace et précision, l’institution parisienne fondée en 1803 par Jean-Vincent Bully a conquis les suffrages par ses formules novatrices. Récompensée aux Expositions Universelles de 1867 et 1878, le parfumeur du Tout-Paris met à la mode des senteurs inédites : Tubéreuse du Mexique, Héliotrope du Pérou ou Makassar aux senteurs épicées. L’Officine fut l’institution qui révolutionna le soin corporel : son « Vinaigre de Toilette » était réputé dans les salles de bain parisiennes.
De nos jours, l’Officine Universelle Buly prolonge et réinvente la beauté à la française. Elle transmet et fait évoluer le patrimoine de la beauté, s’inspirant de l’excellence du passé et offrant le meilleur du présent. Elle propose senteurs, curiosités, raretés, soins innovants aussi plaisants que beaux et invente les premiers parfums à l’eau.
Une marque internationale
De nos jours, l’Officine Universelle Buly est présente dans deux adresses parisiennes et également dans 26 Officines  à travers le monde : Australie, Angleterre, Corée, Etats-Unis, Hong-Kong, Japon, Taiwan ….
Des boutiques récompensées 
1er Prix Frame Award en 2018 pour la Boutique de Tokyo Daikanyama “People’s choice” 
L’Officine Universelle Buly à Hong-Kong s’est vu décernée le “Best Retail Experience Award”
 

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CITATIONS
 
« Le musée du Louvre a été créé pour les artistes. C’est un lieu vivant, d’inspiration pour les créateurs d’aujourd’hui. Cette collaboration avec l’Officine Universelle Buly, en confrontant les senteurs et les œuvres, permet de valoriser les collections du musée tout en suscitant de nouvelles rencontres entre les œuvres et le public ». 
Adel Ziane, directeur des Relations extérieures du musée du Louvre
 
 
« J’ai un rapport particulier au Louvre. Il fait partie de mon paysage quotidien. Tout ce que je vois, je le vois en odeur. J’ai toujours eu envie de mettre cette synesthésie olfactive au service de grandes œuvres ».
Ramdane Touhami, co-directeur de l’Officine Universelle Buly
 
« Ce projet est un privilège rare pour les parisiens que nous sommes. Que sentent les œuvres au delà de leurs matières ? Cette collaboration est notre réponse. »
Victoire de Taillac, co-directrice de l’Officine Universelle Buly

 

Officine éphémère Buly au musée du Louvre 
 
Allée du Grand Louvre, sous la Pyramide
Du 3 juillet 2019 au 6 janvier 2020
Horaires : de 10h à 19h, sauf le mardi. De 10h30 à 19h30, mercredi et vendredi. 
 
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La boutique éphémère du musée du Louvre
 
A la fois boutique et espace d’expérience, la boutique éphémère du musée du Louvre est un lieu conçu comme une vitrine des collaborations entre le Louvre et ses marques partenaires, afin de prolonger l’expérience du musée au-delà du parcours de visite et de faire découvrir ses collections autrement.
 
Situé dans l’allée du Grand Louvre que les visiteurs empruntent en sortant du musée, ce lieu de 50 m² accueille des concepts originaux et créatifs, présentés successivement de façon événementielle pour des durées de 1 à 6 mois.
 
La boutique éphémère du musée du Louvre propose à tous les visiteurs de découvrir des produits exclusifs directement inspirés par l’histoire du palais, ses collections et son actualité, dans des mises en scène volontairement surprenantes et décalées.